Le départ de Dermer affecte les relations États-Unis-Israël et les négociations sur la Syrie – média
L'ex-ministre et confident de Netanyahu aurait des problèmes juridiques pour avoir continué à s'impliquer dans les affaires publiques en tant que simple citoyen ; les discussions avec la Syrie à l'arrêt en l'absence de remplaçant
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Selon certaines informations, la démission, le mois dernier, du principal conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer, a laissé un vide dans les relations entre les États-Unis et Israël.
Une absence qui est particulièrement sensible alors qu’une réunion est prévue entre le président américain Donald Trump et Benjamin Netanyahu en Floride le 29 décembre, a rapporté vendredi la chaîne N12, citant des responsables américains et israéliens qui ont préféré conserver l’anonymat.
La chaîne a décrit Dermer comme une « institution » à Washington, largement connu et respecté dans tout le spectre politique. Un rôle qu’aucun responsable actuellement présent dans l’entourage de Netanyahu n’est en mesure de reprendre, a-t-elle ajouté.
Les principaux collaborateurs de Trump ont dorénavant décidé d’appeler Netanyahu directement plusieurs fois par semaine. Ils ne se sentent en effet pas à l’aise pour travailler avec les collaborateurs du Premier ministre, selon la chaîne N12.
Né aux États-Unis, Dermer était considéré comme le conseiller le plus proche de Netanyahu. Il s’occupait d’un large éventail de questions diplomatiques, parmi lesquelles les relations avec Washington, les négociations sur les otages pendant la guerre de Gaza, ainsi que les relations d’Israël avec ses voisins arabes.
Dermer devait occuper un poste d’envoyé spécial, qui lui aurait permis de continuer à s’impliquer dans diverses questions. La création de ce poste a toutefois posé des problèmes juridiques, Dermer n’étant plus désormais qu’un simple citoyen.
Par conséquent, les pourparlers entre Israël et la Syrie ont été suspendus, Israël n’ayant pas de représentant pour les conduire, selon la chaîne.
Dermer, qui devait participer à ces négociations quelques jours après sa démission, a dû se retirer en raison des inquiétudes du gouvernement israélien quant aux interrogations juridiques liées à la participation d’un citoyen privé.
Ces pourparlers visent à conclure un accord de sécurité avec la Syrie après que l’accord de désengagement signé en 1974, à la fin de la guerre du Kippour, s’est effondré lorsque le régime de Bachar al-Assad a été renversé, au mois de décembre.
Israël a pris le contrôle des territoires du sud de la Syrie après la fuite d’Assad, Jérusalem se méfiant du passé du nouveau dirigeant syrien en tant que commandant d’Al-Qaïda et craignant que la région ne tombe entre les mains de groupes terroristes, qui pourraient l’utiliser comme base pour mener des attaques.
En début de semaine, Netanyahu a déclaré à l’envoyé américain Tom Barrack qu’il nommerait bientôt un remplaçant à Dermer, a fait savoir la chaîne N12.
Concernant Gaza, Netanyahu a nommé l’homme d’affaires israélo-américain Michael Eisenberg pour le représenter dans les négociations relatives à la mise en œuvre du plan de paix de Trump pour l’enclave côtière. Mais Eisenberg n’est pas aussi proche de Netanyahu, et la Maison Blanche ne le considère pas comme une autorité, selon la chaîne.
Dermer a occupé le poste d’ambassadeur d’Israël aux États-Unis de 2013 à 2021. Il a joué un rôle clé dans les négociations des accords d’Abraham, qui ont permis aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Maroc de normaliser leurs relations avec Israël en 2020.
En août, le quotidien Israel Hayom a annoncé que Dermer discutait de son départ du gouvernement depuis la guerre de 12 jours menée en juin par Israël contre le programme nucléaire et balistique iranien.
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