Le Jihad islamique palestinien dit avoir perdu le contact avec les geôliers de Rom Braslavski
Sa famille "exige des réponses" du gouvernement ; le Forum des familles d'otages a dit être "alarmé" par les combats dans la ville où les otages seraient détenus
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Le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a déclaré mardi avoir perdu tout contact avec les geôliers de l’otage israélien Rom Braslavski, dont le sort est actuellement inconnu.
Dans un communiqué, le groupe terroriste basé à Gaza a déclaré que la perte de communication s’était produite après une opération de l’armée israélienne dans la zone où il était détenu. Les troupes au sol de Tsahal sont entrées lundi pour la première fois dans la ville de Deir al-Balah, située au centre de l’enclave, qu’elles avaient jusque-là largement évitée, car on pense que des otages y sont détenus.
Braslavski, qui a été enlevé lors du festival de musique Nova lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, est l’un des 50 otages toujours détenus à Gaza. Au moins vingt d’entre eux seraient encore en vie et environ la moitié d’entre eux devraient être relâchés dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu actuellement négocié entre Israël et le Hamas au Qatar.
Le Jihad islamique palestinien a déjà fait des déclarations et des revendications qui se sont parfois révélées infondées. Israël a accusé le groupe terroriste, à l’instar du Hamas, de mener une guerre psychologique. En avril, le Jihad islamique palestinien a diffusé une vidéo de Braslavski, très probablement mise en scène par ses geôliers, dans laquelle il affirmait vivre « l’enfer » et semblait malade.
Mardi, la famille Braslavski a répondu à l’annonce du groupe terroriste par une déclaration dans laquelle elle interpelle le gouvernement. Ses proches ont exigé une rencontre avec le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Israel Katz, ou le chef d’état-major de l’armée, Eyal Zamir.
« Nous voulons savoir où se trouve notre fils. Nous voulons que les responsables s’assoient avec nous et nous expliquent la situation, pas des bribes d’informations ou des vérités partielles », a déclaré la famille dans un communiqué.
« Nous sommes brisés et nous souffrons. Nous exigeons des réponses de notre pays au sujet de notre cher Rom. »
La déclaration de la famille précise que les responsables militaires et gouvernementaux n’ont ni répondu à leurs messages ni donné de nouvelles, et que « personne ne sait où se trouve Rom ».
« Ni Tsahal ni le Jihad islamique ne savent quoi que ce soit. La seule chose qu’on nous ait jamais dite, c’est qu’il est détenu seul. »
Elle a également critiqué les politiciens pour avoir « fait passer le territoire avant les otages ». Elle a notamment pointé du doigt les récentes déclarations d’Orit Strouk, ministre des Missions nationales et des Implantations, qui a déclaré que Tsahal ne devait pas éviter de combattre dans les zones où des otages sont détenus.
Lundi, après l’annonce de l’entrée des troupes à Deir al-Balah, le Forum des familles des otages et disparus, qui représente la plupart des proches des captifs, a déclaré être « choqué et alarmé » par cette manœuvre et a demandé au gouvernement de s’expliquer.
« Les familles exigent que le Premier ministre, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le porte-parole de Tsahal se présentent devant elles et devant le peuple israélien ce soir pour expliquer clairement pourquoi l’offensive dans la région de Deir al-Balah ne met pas les otages en danger », a déclaré le forum.
« Le peuple d’Israël ne pardonnera à personne qui a sciemment mis en danger les otages, qu’ils soient vivants ou morts. »
Les combats ont commencé à Deir al-Balah alors qu’Israël et le Hamas poursuivent leurs discussions au Qatar en vue d’un cessez-le-feu de 60 jours. Selon les termes de l’accord dont font état les médias, environ la moitié des otages, vivants ou morts, devraient être libérés pendant la trêve. Le Hamas a tardé à répondre aux conditions israéliennes, semble-t-il en raison de difficultés pour joindre ses dirigeants à Gaza.
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