Le kibboutz Nirim réaffecte ses dons pour venir en aide au nord ravagé par la guerre
Cette communauté située à la frontière de Gaza, qui a perdu sept de ses habitants le 7-Octobre, dit comprendre ce que vivent ses frères et sœurs du nord
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Un kibboutz situé à la frontière avec Gaza, qui a perdu sept de ses résidents lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, a annoncé jeudi qu’il réaffecterait les dons recueillis en son nom à un fonds destiné à soutenir les kibboutzim situés en première ligne dans le nord du pays.
Maya Liberman, responsable communautaire du kibboutz Nirim, a écrit au Fonds de réhabilitation du mouvement des kibboutzim (Keren HaShikum shel HaTnua HaKibbutzit), déclarant : « À l’heure actuelle, les communautés du nord en général, et les kibboutzim de première ligne en particulier, vivent une réalité insupportable, et nos pensées vont vers elles. »
« Nous ressentons, au plus profond de notre être, ce que vivent nos frères et sœurs du nord. Malgré les besoins urgents de reconstruction qui persistent à Nirim, nous demandons que les dons du Fonds de reconstruction du mouvement des kibboutzim destinés à notre communauté soient réaffectés à la reconstruction des kibboutzim situés en première ligne, afin de répondre à tous les besoins nécessaires. »
Parmi les kibboutzim du nord qui se trouvent toujours dans la ligne de mire du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, figurent Misgav Am, Manara, Snir, Evron et Metzuba.
Les combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah se poursuivent, malgré l’annonce, mardi, par le président américain Donald Trump, d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran et l’annonce par Benjamin Netanyahu de son intention de mener des négociations directes avec Beyrouth.
Le 7-Octobre, cinq civils ont été assassinés au kibboutz Nirim, alors que des terroristes armés semaient la terreur dans les communautés situées à la frontière avec Gaza : Gideon Babani, 66 ans ; Roï Popplewell, 53 ans ; Doron Meyer, 58 ans, et sa fille Mor, 17 ans ; ainsi qu’Oran Alfasi, 22 ans.
Cinq autres personnes ont été prises en otage et emmenées à Gaza : Yagev Buchshtav, 35 ans, et son épouse Rimon Kirsht Buchshtav, 34 ans ; Nadav Popplewell, 51 ans, et sa mère, Hannah Peri, 79 ans ; ainsi que Noralin Agojo, 60 ans.
Le Hamas a libéré les trois femmes lors d’un échange otages contre prisonniers, en novembre 2023. Les deux hommes ont été assassinés pendant leur captivité, et leurs corps ont été retrouvés par Tsahal.
Cette décision intervient alors que Nirim a lui-même besoin de fonds pour se reconstruire. Outre les dons provenant du fonds de reconstruction, le kibboutz reçoit également des dons directs.
Interrogé par le Times of Israel, Liberman a refusé de donner des détails financiers.
Elle a toutefois indiqué que Nirim avait presque achevé sa reconstruction, y compris la construction de nouveaux bâtiments. Environ 90 % des résidents sont revenus.
« Notre réalité change constamment, et nous devons adapter nos programmes en conséquence », a-t-elle déclaré.
« Nous essayons de garder la tête hors de l’eau et de faire de notre mieux pour retrouver une certaine routine. »
Neri Shotan, PDG du Fonds de reconstruction du mouvement des kibboutzim, a déclaré : « Même aujourd’hui, alors que des communautés entières luttent pour se reconstruire, c’est le public – les citoyens, les fondations et la Diaspora – qui intervient, tandis que l’État est absent. Le phénomène croissant du financement participatif et le recours accru à la philanthropie, illustrés par la décision de Nirim de rediriger les dons vers les kibboutzim de première ligne malgré les graves dégâts qu’il a subis le 7-Octobre, témoignent d’une solidarité extraordinaire, mais mettent également en évidence une réalité préoccupante : la dépendance croissante à l’égard de la philanthropie, qui se substitue à la responsabilité fondamentale de l’État. »
Le Fonds de réhabilitation du mouvement des kibboutzim fournit des subventions d’urgence, des programmes éducatifs, des aides à la relance agricole et à la reconstruction communautaire, ainsi que des programmes de résilience aux communautés du sud et du nord.
la Communauté du Times of Israël !







