Le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe affirme qu’Israël l’a empêché d’aller en Cisjordanie
Selon le diplomate égyptien Nabil Fahmy, c'est l'AP qui l'a informé du refus israélien ; l'ONU annonce que 5 900 habitants de Cisjordanie ont été déplacés depuis trois ans en raison des violences des extrémistes juifs
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Le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, a fait savoir mercredi qu’Israël l’avait empêché de se rendre à Ramallah. Un déplacement qui aurait dû être sa première visite à l’étranger depuis son entrée en fonction ce mois-ci.
Le secrétariat de l’organisation régionale a été informé par les autorités palestiniennes « du refus des autorités d’occupation israéliennes d’autoriser une visite… dans les territoires palestiniens occupés » où il devait rencontrer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, a indiqué le bureau de Fahmy dans un communiqué.
Selon Fahmy, les Palestiniens de ces territoires « subissent le siège dans leurs villes et leurs villages, encerclés par des colonies en pleine expansion et par des routes réservées aux colons. Ils sont en outre victimes de la brutalité et du terrorisme des colons, qui bénéficient de la protection et des encouragements de l’État occupant ».
Ce diplomate égyptien chevronné a pris la tête de la Ligue arabe, un bloc de 22 membres basé au Caire, alors que le rôle de Forum de solidarité régionale de cette organisation s’est presque entièrement recentré sur la cause palestinienne.
Israël n’a pas encore commenté le refus présumé de la demande de Fahmy de se rendre dans ce territoire palestinien qu’il contrôle depuis qu’il a pris la Cisjordanie à la Jordanie lors de la guerre des Six Jours en 1967. Israël a annexé Jérusalem-Est, une mesure non reconnue par la presque totalité de la communauté internationale. La Cisjordanie, quant à elle, est depuis lors soumise à diverses formes d’administration militaire et civile israélienne.
Sous le gouvernement israélien actuel, le plus à droite de l’Histoire du pays, la construction d’implantations a connu un essor inédit, de même que la légalisation d’avant-postes sauvages construits en dehors du cadre légal israélien. De la fin de l’année 2022 au mois d’avril 2026, le gouvernement a ainsi approuvé ou légalisé 103 implantations, une augmentation considérable par rapport aux années précédentes.
Le refus de la visite de Fahmy intervient alors que les violences commises par les résidents d’implantations à l’encontre des Palestiniens, qui restent largement impunies, ont contraint des milliers de personnes à abandonner leurs foyers, les empêchant de regagner leurs communautés. Certaines de ces communautés, situées sur des terres palestiniennes, ont ainsi été envahies par des extrémistes pro-implantations qui y ont établi des avant-postes illégaux.
Selon un rapport qui a été diffusé jeudi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), entre le mois de janvier 2023 et le mois d’avril 2026, ce sont 5 900 personnes en Cisjordanie qui ont été chassées de chez elles par des attaques d’extrémistes juifs.
L’agence a également indiqué avoir recensé, au cours de cette période, quelque 5 336 attaques de partisans du mouvement pro-implantations qui ont entraîné des dommages corporels ou matériels.
This year, settler attacks have become the #1 cause of Palestinian displacement in the #WestBank. These attacks cause casualties and property damage, and restrict people's access to livelihoods – deepening their humanitarian needs. See our updated map: https://t.co/E9Rgqohe5j pic.twitter.com/7EW0qFFxsQ
— OCHA OPT (Palestine) (@ochaopt) July 9, 2026
Pour accompagner cette annonce, l’ONU a publié une carte détaillant la répartition géographique de ces incidents. D’après cette carte, la majorité des déplacements ont été enregistrés dans la vallée du Jourdain, notamment dans la zone située entre Ramallah et Jéricho, ainsi que dans les collines du sud d’Hébron. Les personnes déplacées sont essentiellement des Palestiniens et des Bédouins vivant dans de petites communautés composées de plusieurs dizaines de familles, plutôt que dans des villages ou des villes.
D’après l’ONU, 45 communautés ont été entièrement déplacées et 72 l’ont été partiellement.
la Communauté du Times of Israël !







