Le parquet autorise l’enquête sur la mineure qui a éteint une hanoukkiya à Tel Aviv
La police a convoqué l'adolescente de 17 ans, et un membre de sa famille, 19 ans ; l'ACRI conteste la légalité de l'enquête, affirmant qu'elle a été ouverte sans l'accord préalable des procureurs
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le parquet a autorisé l’ouverture d’une enquête à l’encontre d’une mineure, soupçonnée d’avoir éteint des bougies de Hanoukka dans un centre commercial de Tel Aviv, a déclaré la police israélienne lundi.
Cette annonce intervient alors qu’un groupe de défense des droits de l’Homme conteste la légalité de l’enquête policière, affirmant qu’elle a été ouverte sans l’accord préalable des procureurs, en raison des aspects religieux de l’infraction présumée.
La police a déclaré que la suspecte, 17 ans, et un membre de sa famille, 19 ans, présent lors des faits, ont été convoqués pour être interrogés.
Les deux suspects, des résidents arabes israéliens de la région de Wadi Ara, ont ensuite été libérés sous conditions restrictives.
Ils sont accusés d’avoir heurté les sensibilités religieuses.
Les faits se sont déroulés vendredi au centre commercial Weizmann, situé dans l’hôpital Sourasky (Ichilov) de Tel Aviv, où une grande hanoukkiya avait été installée dans une zone délimitée par des cordes.
המשטרה חוקרת תיעוד שבו נראית אישה מכבה נרות חנוכה בקניון בתל אביב. האישה שצולמה בקניון ויצמן בתל אביב נראית נושפת על נרות של חנוכייה שהוצבה. במשטרה צפויים ליחס לה עבירה של "עלבון דת", שהעונש המקסימלי שלה הוא שלוש שנות מאסר. האישה טרם נעצרה@_Gitsis_ | https://t.co/nGXEyi85Ku pic.twitter.com/dEVA8a4RrW
— החדשות – N12 (@N12News) December 19, 2025
La jeune femme a été filmée par une caméra de vidéosurveillance en train de souffler sur les bougies sous les applaudissements de son acolyte avant de s’éloigner.
Elle est ensuite revenue pour éteindre la dernière bougie, se filmant avec son téléphone portable.
La police avait indiqué samedi avoir ouvert une enquête.
Des proches de la jeune femme ont déclaré qu’elle affirmait avoir éteint les bougies parce qu’elle pensait que quelqu’un les avait oubliées, a rapporté lundi le journal Haaretz.
La jeune femme aurait déclaré ne pas connaître la fête de Hanoukka et ne pas avoir réalisé que ces bougies faisaient partie d’une cérémonie religieuse.
L’Association pour les droits civils en Israël (ACRI) s’est opposée à l’enquête, estimant que la police l’avait ouverte avant d’avoir identifié l’infraction en question.
L’infraction, outrage à la religion, aurait en effet nécessité l’autorisation du procureur Amit Aisman pour faire l’objet d’une enquête, comme l’a précisé l’ACRI par la suite. Lorsque l’enquête a été ouverte, l’ACRI a écrit une lettre à Aisman pour lui signaler que la police n’avait pas l’autorisation de poursuivre, selon Haaretz.
Les lois interdisant la destruction ou la profanation d’un lieu de culte ou d’un objet sacré dans le but d’insulter une religion peuvent être punies d’une peine maximale de trois ans de prison.
Dimanche, la police a également arrêté un mineur qui avait éteint les lampions de Hanoukka installés à l’entrée d’un immeuble à Ramle.
La police a indiqué avoir convoqué l’enfant et ses parents pour leur expliquer le caractère inapproprié de son geste.
La fête de Hanoukka, qui s’est terminée lundi, consiste à allumer chez soi une hanoukkiya, un candélabre à huit branches, chaque soir pendant huit jours.
Chaque soir, une bougie supplémentaire est allumée, en commençant par une le premier soir et en terminant par huit le dernier soir.
De nombreux groupes organisent des cérémonies d’allumage de bougies dans des lieux publics, comme les centres commerciaux.
Une cérémonie d’allumage de Hanoukka a été pris pour cible le 14 décembre sur la plage de Bondi Beach au premier soir de la fête juive. Les deux terroristes ont tué 15 personnes juives âgées de 10 à 87 ans et fait des dizaines de blessés dont un Israélien, toujours dans un état critique.
la Communauté du Times of Israël !







