Le Premier ministre nie que Sara ait fait passer des entretiens aux candidats postulant à son Bureau
Netanyahu a tenu ces propos alors qu'il témoignait dans "l'Affaire 4000" dans le cadre de son procès pour corruption qui se déroule actuellement devant la Cour de district de Tel Aviv
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Alors qu’il témoignait devant la cour de district de Tel Aviv dans le cadre de son procès pour corruption, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a nié, mardi, toute implication de son épouse Sara dans les affaires de son cabinet ou dans les nominations de ses employés.
« Il y a une légende urbaine qui laisse entendre qu’elle leur fait passer des entretiens et c’est complètement absurde », a commenté Netanyahu, des propos cités par la chaîne d’information N12. Sara Netanyahu est en effet accusée par certains d’avoir participé à la sélection de ses différents chefs de cabinet.
« Ce ne sont pas des entretiens… elle n’est pas assise à côté de moi quand je m’entretiens avec eux. C’est possible qu’elle les rencontre, oui. Afin de comprendre qui ils sont. Après tout, ils doivent travailler avec elle. Ils ne passent pas un véritable entretien avec elle, un ‘entretien d’embauche’. Je lis cela depuis des années, c’est absurde ».
La procureure Yehudit Tirosh a interrogé Netanyahu à ce sujet dans la mesure où il avait affirmé, dans le cadre de son témoignage, que ce n’était pas lui, mais son épouse, qui avait cherché à plusieurs reprises à intervenir dans la couverture médiatique de ses actions de la part du site d’information Walla. Le Premier ministre est accusé d’avoir exigé à plusieurs reprises des modifications de cette couverture dans le cadre d’un accord illicite avec le propriétaire de Walla, Shaul Elovitch.
Netanyahu a affirmé qu’il n’avait rien à voir avec ces demandes et qu’il ne voyait que rarement Sara pendant la journée en raison de leur emploi du temps chargé – et qu’il était donc dans l’incapacité de coordonner de telles demandes concernant la couverture de ses actions par les médias par l’intermédiaire de son épouse.
Tirosh a affirmé que ses questions visaient à montrer que le couple travaillait ensemble dans une bien plus grande mesure que ne le reconnaît le Premier ministre, et que ce dernier pouvait donc demander l’aide de sa femme.
Dans cette affaire, « l’Affaire 4000 », Netanyahu est soupçonné d’avoir pris diverses décisions réglementaires favorables à Elovitch et à ses intérêts commerciaux, en échange d’une couverture médiatique favorable sur son site d’information Walla.
Netanyahu n’a cessé de clamer son innocence et l’équipe chargée de sa défense a souligné que Walla avait couvert de manière négative les actions du Premier ministre pendant la période concernée, tentant ainsi de démontrer qu’il n’y avait pas eu d’accord de contrepartie entre les deux hommes.
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