Le vandale présumé du mur Occidental aurait tagué « la Shoah à Gaza » sur le Saint-Sépulcre
La police a découvert des graffitis sur l'église de la Vieille Ville quelques semaines après que le suspect, atteint de troubles mentaux, a été remis aux services psychiatriques
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Un homme soupçonné d’avoir vandalisé le mur Occidental et une synagogue de Jérusalem avec des graffitis dénonçant une « Shoah à Gaza » au début du mois a été arrêté, une nouvelle fois, dans la nuit de lundi à mardi. Il est soupçonné d’avoir peint le même message sur l’Église du Saint-Sépulcre.
Selon les médias israéliens, qui citent la police, l’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, mais qui souffrirait de graves troubles mentaux, a été arrêté près du site sacré de la Vieille Ville, une bombe de peinture à la main.
Les policiers qui ont fouillé l’enceinte de l’église ont ensuite trouvé des graffitis en hébreu israélien disant « il y a une Shoah à Gaza », selon un communiqué de police relayé par plusieurs médias.
Selon la police, des agents surveillant la Vieille Ville à l’aide de caméras de vidéosurveillance ont repéré le suspect près de l’église, après avoir été alertés de la présence d’un individu suspect rôdant près d’une entrée de la Vieille Ville.
Située dans le quartier chrétien de la Vieille Ville, l’Église du Saint-Sépulcre est vénérée par les chrétiens comme le lieu de l’enterrement de Jésus et attire chaque année des dizaines de milliers de pèlerins.
Un porte-parole du Patriarcat latin a déclaré au Times of Israel qu’il n’était pas au courant de cette affaire.
Le Patriarcat latin, l’organisme qui représente l’Église catholique en Terre Sainte, est l’une des nombreuses dénominations chrétiennes qui se partagent le contrôle du site, considéré comme l’un des sanctuaires les plus sacrés du christianisme.
Aucun autre groupe lié au Saint-Sépulcre n’a encore fait de commentaire.
Le suspect devait être présenté à la justice mardi, la police ayant demandé son placement en détention provisoire.
Ces faits ont été rapportés deux semaines après la découverte de graffitis « Il y a une Shoah à Gaza » et « Les enfants meurent de faim », peints à la bombe sur le mur Occidental et la Grande Synagogue de Jérusalem, située à l’extérieur de la Vieille Ville. Ces graffitis auraient été réalisés par le même suspect.
La police a arrêté un habitant de Jérusalem âgé de 27 ans à la suite de cet acte de vandalisme, qui avait suscité l’émotion et l’indignation des responsables politiques israéliens lorsqu’il avait été découvert dans la matinée du 11 août. L’homme serait membre de la communauté ultra-orthodoxe.
Lors de l’audience qui avait suivi son arrestation, un juge avait ordonné son placement en hôpital psychiatrique, rejetant la demande de la police qui souhaitait le maintenir en détention jusqu’à une prochaine audience.
On ignore quand l’homme est ressorti de l’hôpital et s’il a été officiellement inculpé.
Selon Ynet, la famille du suspect avait contacté le Grand Rabbin séfarade David Yosef à la suite de cet acte de vandalisme, lui expliquant que leur fils souffrait de troubles mentaux et avait déjà été hospitalisé par le passé.
Le média avait alors rapporté que le suspect avait déjà été interrogé et relâché après avoir tagué, à Tel Aviv, une photo d’un soldat israélien tombé au combat.
« Mon fils est dans un état psychiatrique grave et ne ferait normalement pas une chose pareille », avait déclaré le père du suspect à Ynet au début du mois.
« C’est une personne bonne et gentille, et nous l’aimons beaucoup à la maison. Je condamne totalement ses actes ; c’est une honte et un déshonneur. »
Rossella Tercatin a contribué à cet article.
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