Le vice-président de l’AP rencontre le diplomate pressenti pour siéger au Conseil de paix de Trump pour Gaza
Hussein al-Sheikh et Nickolay Mladenov ont parlé des développements survenus dans les territoires palestiniens au lendemain de la rencontre entre l'ex-envoyé spécial de l'ONU, Netanyahu et Herzog
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Vendredi, le vice-président de l’Autorité palestinienne Hussein al-Sheikh a rencontré l’ancien envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient Nickolay Mladenov, pressenti pour occuper un poste de haut responsable au sein du Conseil de paix à Gaza qui est soutenu par les États-Unis.
Les deux hommes se sont entretenus dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, au lendemain des discussions entre Mladenov et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
L’ex-envoyé de l’ONU a également échangé avec le président Isaac Herzog à l’occasion de son déplacement.
Diplomate bulgare, Mladenov a occupé le poste d’envoyé spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient du début de l’année 2015 à la fin de l’année 2020. Durant cette période, il s’est fréquemment employé à apaiser les tensions et à négocier des cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Mladenov est pressenti pour assurer la fonction de représentant sur le terrain à Gaza pour le Conseil de paix, un organe de transition qui sera mis en place pour l’enclave côtière ravagée par la guerre.
Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, Sheikh a rapporté que, lors de sa rencontre avec Mladenov, « des échanges approfondis ont eu lieu sur tous les développements politiques et sur l’évolution de la situation sur le terrain dans les territoires palestiniens ».
L’accent a été mis sur « la situation dans la bande de Gaza, les moyens permettant de passer à la deuxième phase [du cessez-le-feu à Gaza], les mécanismes de mise en œuvre… du plan de Trump, et la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il ajouté.
Aux termes du plan en 20 points de Trump, Gaza sera gouvernée par un comité technocratique transitoire palestinien, sous la supervision et le contrôle du Conseil de paix.
Trump devrait annoncer la création du Conseil de paix la semaine prochaine.
Les États-Unis espèrent pouvoir dévoiler la composition du panel afin de pouvoir lancer une première collecte de fonds avant sa première réunion qui se tiendra la semaine suivante, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, ont fait savoir un responsable américain et deux diplomates arabes au Times of Israel.
On ignore si l’annonce portera également sur la composition de la Force internationale de stabilisation (ISF), qui sera déployée au fur et à mesure que l’armée israélienne se retirera de Gaza. Les États-Unis ont rencontré quelques difficultés pour convaincre les pays de fournir des soldats.
Washington prévoit toujours de confier à un comité exécutif intermédiaire un rôle de surveillance plus important que celui du Conseil de paix. Les principaux conseillers de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, devraient y participer, aux côtés de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Mladenov sera quant à lui chargé d’assurer la liaison avec le comité technocratique palestinien à Gaza.
C’est l’Égypte qui a mené les initiatives visant à mettre en place le comité technocratique palestinien, en consultant les États-Unis, Israël et les différentes factions palestiniennes.
L’Autorité palestinienne, qui est basée en Cisjordanie, a insisté pour que l’un de ses ministres rejoigne, voire même dirige le comité. Une idée qu’Israël a catégoriquement rejetée. Selon deux sources proches du dossier, le comité technocratique devrait toutefois inclure un ancien responsable de l’Autorité palestinienne.
La première phase du cessez-le-feu d’octobre a mis un terme aux combats et permis la libération des derniers otages encore retenus par le Hamas. L’accord, même s’il a été entaché d’accusations mutuelles de violations, a été largement respecté.
Le Hamas n’a toujours pas restitué la dépouille du sergent-chef Ran Gvili, tué lors du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre, ni accepté de rendre les armes, deux conditions qui, selon Israël, doivent être remplies avant tout passage à la phase suivante du cessez-le-feu.
Lors de leur rencontre la semaine dernière à la résidence présidentielle de Mar-a-Lago, en Floride, Trump a fait part à Netanyahu de son souhait de passer rapidement à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu, a indiqué un responsable américain au Times of Israel, ajoutant que le Premier ministre avait fait part de ses inquiétudes, mais avait déclaré qu’Israël coopérerait.
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