Rechercher

Les Houthis et le gouvernement yéménite annoncent un échange de 3 000 prisonniers

L'accord a été conclu dans la capitale du sultanat d'Oman, pays voisin et médiateur clé dans ce conflit ; il s'agirait de la plus importante opération de ce type si elle se concrétise

Illustration : Des Yéménites brandissant leurs fusils et scandant des slogans lors d'un rassemblement anti-Israël et anti-américain, dans la capitale contrôlée par les Houthis, Sanaa, le 11 juillet 2025. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)
Illustration : Des Yéménites brandissant leurs fusils et scandant des slogans lors d'un rassemblement anti-Israël et anti-américain, dans la capitale contrôlée par les Houthis, Sanaa, le 11 juillet 2025. (Crédit : Mohammed Huwais/AFP)

Le gouvernement yéménite et le groupe terroriste des Houthis ont annoncé mardi avoir conclu un accord sur un échange de près de 3 000 prisonniers, après plusieurs jours de discussions entre les deux parties à Oman. Il s’agirait de la plus importante opération de ce type si elle se concrétise.

La guerre au Yémen a éclaté en 2014, lorsque les terroristes yéménites ont pris la capitale, Sanaa. Une trêve, instaurée en 2022, est toujours en vigueur, même si elle n’a pas été formellement reconduite.

Il a été convenu de libérer des « milliers » de prisonniers de guerre, a indiqué Majed Fadhail, membre de la délégation gouvernementale chargée des négociations sur l’échange de prisonniers.

« Nous avons signé aujourd’hui un accord avec l’autre partie pour mettre en œuvre un échange de prisonniers à grande échelle impliquant 1 700 de nos prisonniers en échange de 1 200 des leurs, dont sept Saoudiens et 23 Soudanais », a déclaré de son côté Abdelkader al-Mourtada, responsable de la délégation houthie pour les détenus.

Aucun des deux responsables n’a indiqué quand l’échange aurait lieu.

Fadhail a précisé à l’AFP que deux des sept ressortissants saoudiens étaient des pilotes de l’armée de l’air et que Mohamed Qahtan, chef du parti islamiste sunnite Al-Islah, allié du camp gouvernemental, faisait partie des prisonniers devant être libérés.

L’accord a été conclu dans la capitale du sultanat d’Oman, pays voisin et médiateur clé dans ce conflit.

 « Importants défis »

L’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a salué cet accord, le qualifiant de « mesure positive et significative qui, espérons-le, soulagera les souffrances des détenus et de leurs familles à travers le Yémen ».

Il a toutefois averti que « sa mise en œuvre effective nécessiterait l’engagement et la coopération continus des parties, un soutien régional coordonné et des efforts soutenus pour tirer parti de ces progrès en vue de nouvelles libérations » dans un communiqué.

Parmi les personnes arrêtées par les Houthis figurent des dizaines d’employés de l’ONU. Le chef du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), Volker Türk, a appelé sur le réseau social X à les « libérer immédiatement et sans condition ».

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré être « prêt […] à procéder à la libération, au transfert et au rapatriement des détenus afin que les personnes séparées de leurs familles puissent être réunies dans des conditions sûres et dignes ».

« Nous comptons sur la coopération des parties au conflit. Il est essentiel qu’elles respectent leurs engagements en vertu de l’accord », a déclaré Christine Cipolla, cheffe de la délégation du CICR au Yémen.

Si Mohammed al-Basha, du Risk Advisory Basha Report basé aux États-Unis, se félicite également d’une « étape constructive », il estime que « d’importants défis subsistent ».

Il a notamment évoqué « la vérification des listes de détenus, la négociation d’un calendrier réaliste pour l’échange, ainsi que les […] divisions profondes au sein du camp gouvernemental ».

Si cet échange devait être mis en œuvre, il serait le « plus grand » à ce jour, a-t-il déclaré à l’AFP.

En mars 2023, les deux parties avaient conclu à Berne un accord prévoyant l’échange de quelque 900 prisonniers, accord qui avait été concrétisé un mois plus tard. Il s’agissait alors de la plus importante opération depuis la libération de plus de 1 000 prisonniers en octobre 2020.

Le Yémen est divisé entre les Houthis, des terroristes soutenus par la République islamique d’Iran, qui se sont emparés de la capitale, Sanaa, en 2014, puis d’une grande partie du nord du pays, et le gouvernement, qui rassemble des forces hétéroclites et siège provisoirement à Aden, dans le sud.

Selon l’ONU, la guerre a plongé ce pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, dans l’une des pires crises humanitaires au monde.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.