Les Israéliens rendent un dernier hommage au colonel Asaf Hamami, ex-otage
Le chef d'état-major de l'armée israélienne a rendu hommage au commandant Hamami, tué le 7 octobre et dont le corps sans vie avait été emmené à Gaza
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Des milliers de personnes se sont rassemblées mardi pour les funérailles du colonel Asaf Hamami, 40 ans, dont le corps a été restitué par le groupe terroriste palestinien du Hamas plus de deux ans après son assassinat et son enlèvement dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023.
À Rosh HaAyin, sa ville natale, des habitants se sont tenus le long des rues pour saluer le cortège funèbre, brandissant des drapeaux israéliens avant la cérémonie qui s’est tenue au cimetière militaire de Kiryat Shaul, à Tel Aviv.
Des funérailles auxquelles le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a participé. Prenant la parole, il a rendu hommage au soldat, évoquant « un héros de guerre ».
« Hamami, vous avez captivé tous ceux qui vous ont rencontré par votre charme sincère – notamment vos subordonnés et vos supérieurs. Vous avez été un meneur et un guide d’une authenticité qui était naturelle », a dit Zamir. « Vous étiez un commandant doté d’une force de caractère et d’une sagesse qui étaient autant de sources d’inspiration et surtout, vous ne doutiez pas de la force de vos hommes, vous la cultiviez et vous les aimiez sincèrement. »
Zamir s’est souvenu que, quand il était chef du commandement du sud, il avait décerné à Hamami, qui dirigeait le bataillon Tzabar de la brigade Givati à l’époque, un certificat d’excellence pour son travail remarquable.
« Je sais que vous auriez continué à servir aux plus hauts postes de commandement de l’armée israélienne de la même manière », a-t-il ajouté.
Zamir a raconté qu’après sa mort, les commandants disaient à leurs soldats d’agir « avec courage et détermination, comme le faisait Hamami ».
רחוב חיים הרצוג בראש העין התמלא בתלמידי בתי הספר, החטיבה ותושבי העיר שיצאו לחלוק כבוד אחרון לאסף חממי ז"ל שחזר לקבורה בישראל pic.twitter.com/c1PMGBDzbJ
— לירי בורק שביט (@lirishavit) November 4, 2025
« Comme vous auriez été fier d’eux, Hamami, comme vous auriez été fiers de leur héroïsme et de l’héroïsme de tous nos soldats, de tous ceux qui ont mené les manœuvres de l’armée israélienne à Gaza et sur d’innombrables autres théâtres d’opérations depuis ce jour de terrible échec – et jusqu’à la victoire. Une victoire qui a été obtenue après deux ans d’efforts militaires parmi les plus complexes et les plus puissants que nous ayons connus dans l’histoire du pays, des efforts qui ont permis de rapatrier les otages vivants pour qu’ils puissent se rétablir et qui ont redéfini la conception de la sécurité d’Israël face aux menaces régionales », a poursuivi le chef d’état-major.
« Reposez en paix, héros de guerre, parce que la victoire a été remportée et que nous continuons à nous battre pour continuer à gagner », a-t-il expliqué. « Je vous promets que la victoire obtenue grâce à la force de la cohésion de l’armée du peuple et de la nation continuera à nous donner le pouvoir de continuer à construire, à grandir et aussi à lutter avec cette cohésion qui est nécessaire à notre existence », a-t-il indiqué.
הרמטכ"ל זמיר מצדיע מעל קברו של אל"מ אסף חממי ז"ל: נוח בשלום גיבור מלחמה, נישא מכאן את הציווי – להיות טובים להיות חממי | שידור ישירhttps://t.co/0gTsx3E09p pic.twitter.com/pjspCmd0af
— החדשות – N12 (@N12News) November 4, 2025
« À partir de maintenant, nous porterons pour toujours le commandement : “être bon – être Hamami”, » a-t-il conclu.
Commandant de la brigade sud de la division de Gaza, Hamami a été tué lors d’affrontements avec des terroristes du Hamas dans la communauté frontalière de Kibbutz Nirim, dans la matinée du 7 octobre 2023. Son corps avait été kidnappé pour être emmené en otage à Gaza.
Il a été restitué à Israël dimanche soir, en même temps que les dépouilles de deux autres soldats tués : le capitaine Omer Neutra et le sergent-chef Oz Daniel. Les autorités israéliennes ont confirmé leur identité dès lundi matin.
Le père de Hamami, Ilan, a déclaré dans son éloge funèbre que son fils avait rédigé un testament avant de devenir officier, dans lequel il s’engageait à ne jamais se laisser capturer vivant et demandait qu’aucun échange de prisonniers ne soit conclu pour lui.
« Nous n’avons pu honorer ta demande qu’en partie, car tu n’es pas tombé seul, et tu n’as pas été pris en captivité seul. C’est pourquoi un accord a été conclu. Mais ta mère, ton frère Eitan et moi-même avons respecté tes principes », a-t-il déclaré.
Clara, la mère de Hamami, a déclaré qu’elle aurait aimé pouvoir tenir son fils dans ses bras dans ses derniers instants et « monter vers les nuages » avec lui.
« Tu as fait ton devoir. Tu as laissé derrière toi une lumière dans nos cœurs, dans nos âmes et un amour infini. Il reste néanmoins encore huit otages captifs à Gaza. Tous doivent être libérés maintenant », a-t-elle déclaré.
L’épouse du défunt, Sapir, a évoqué le début de la guerre, et sa conversation avec Karnit Goldwasser, dont le mari, Ehud, avait été tué avec son camarade réserviste de Tsahal Eldad Regev par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah lors de l’attaque qui avait déclenché la deuxième guerre du Liban, en 2006.
« Je lui ai demandé conseil sur les moyens de te ramener. Elle m’a répondu : “Sapir, je te promets que tu réussiras à ramener Asaf à la maison” », a-t-elle déclaré. « J’ai mémorisé cette phrase. »
Sapir a décrit la peur des familles dont les proches décédés sont toujours retenus à Gaza, tout en exprimant sa conviction qu’eux aussi seraient rapatriés.
« Il n’y a pas d’autre option possible », a-t-elle affirmé, s’engageant à poursuivre son soutien aux familles des otages en mémoire de son mari.
Lorsque le Hamas a lancé son attaque, Hamami se trouvait à la base de la division de Gaza, près de la frontière, où il passait le Shabbat avec son fils de cinq ans, Alon. Il a confié l’enfant à d’autres soldats pour qu’ils le mettent en sécurité, avant de partir affronter les terroristes.
Pendant huit semaines, il a figuré parmi les otages en vie aux mains du Hamas, avant que Tsahal ne confirme sa mort et ne le classe officiellement comme « soldat de Tsahal tombé au combat et retenu captif par un groupe terroriste », fixant la date de son décès au 7 octobre.
Sa mort a été déclarée par le grand rabbin, sur la base des conclusions de l’armée dans la bande de Gaza. Ces éléments ont permis d’autoriser des funérailles conformes à la halakha (la loi juive), alors même que la dépouille du colonel n’avait pas encore été retrouvée et restituée à Israël.
Il laisse derrière lui son épouse, Sapir, et leurs trois enfants, ainsi que ses parents, Clara et Ilan.
la Communauté du Times of Israël !







