Les leaders bédouins exhortent Netanyahu à intervenir suite au raid policier à Tarabin al-Sana
"Nous condamnons tout préjudice causé à nos voisins et à leurs biens", a dit l'élu Raam, Waleed Alhawashleh, mais "venir inciter à la haine contre nous [les Bédouins], c'est inacceptable"
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Le député du Raam Waleed Alhawashleh, membre de la communauté bédouine, a fustigé mercredi le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir, le traitant de « ministre raté » après sa visite à Tarabin al-Sana dans la matinée.
Lundi, la police a lancé dans ce village bédouin un vaste raid à la suite de plusieurs incendies criminels dans les zones juives voisines, menant des opérations sur place depuis lors.
Cette semaine, Ben Gvir s’est rendu à plusieurs reprises à Tarabin al-Sana, sous haute protection. Aujourd’hui, il a traversé la ville, tandis que les agents de la police des frontières se déployaient et se livraient en chemin à des perquisitions dans les maisons qu’ils rencontraient.
Lors d’un rassemblement dans le village, l’élu a fustigé le ministre d’extrême droite. « Il a démoli quelque 5 000 maisons dans le Néguev. Il y a eu plus de 250 meurtres dans la société arabe », s’est-il indigné.
Il a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à intervenir dans le cadre des opérations en cours à Tarabin al-Sana.
« Je sais que le Premier ministre se trouve actuellement aux États-Unis, mais il doit donner des instructions à la police » pour mettre un terme à cette « campagne d’incitation à la violence », a déclaré Alhawashleh.
« Cet homme [Ben Gvir] est incapable de prendre des décisions sensées. Il vient ici, et cherche à nuire aux relations entre les Juifs et les Bédouins du Néguev. Cela ne nous intéresse pas », a-t-il poursuivi.
S’adressant à la foule, le maire de Rahat, Talal Alkernawi, a qualifié Ben Gvir de « mégalomane » cherchant à exacerber les tensions entre Juifs et Arabes dans le sud.
« Nous n’avons rien contre la police israélienne. Nous en voulons à ce mégalomane violent, qui vient ici dans le seul but de semer le conflit », a-t-il souligné.
Des individus masqués ont vandalisé et incendié plusieurs voitures à Givot Bar et Mishmar HaNegev. Mardi soir, cinq véhicules ont été incendiés à l’entrée de Lehavim.
Le premier incendie criminel aurait été commis en représailles à une opération policière datant de vendredi, au cours de laquelle les forces de l’ordre sont entrées dans le village à la recherche d’un cheval volé.
Si la police qualifie ces deux incendies criminels de « représailles », Alkernawi affirme toutefois que le deuxième incident, qui a eu lieu dans une station-service en périphérie d’une ville juive, est lié à un conflit familial entre deux familles bédouines.
Alkernawi a fait savoir que lui-même et d’autres politiciens bédouins « condamnent toute forme de violence ».
« Nous condamnons tout préjudice causé à nos voisins et à leurs biens », a-t-il indiqué, ajoutant toutefois que « venir inciter à la haine contre nous [les Bédouins] est inacceptable ».
la Communauté du Times of Israël !







