Les maires du Nord veulent fermer les écoles face aux attaques du Hezbollah
Les responsables des communautés du Nord ont choisi d'imposer des mesures de sécurité spécifiques, malgré les directives du Commandement du Front intérieur
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Les responsables des communautés du nord du pays ont annoncé leur intention de fermer les écoles et d’imposer des mesures de sécurité distinctes, malgré les directives du Commandement du Front intérieur, dans un contexte où les attaques du Hezbollah se poursuivent malgré l’accord de cessez-le-feu.
Au cours d’une conférence de presse organisée lundi dans la localité frontalière de Shtula, dans le nord du pays, les responsables ont indiqué qu’à compter de mardi, les cours seraient interrompus dans toutes les communes frontalières pendant au moins 24 heures, après quoi la situation serait réévaluée. Ils ont par ailleurs fait savoir que les localités situées à proximité de la frontière seraient classées en zone « orange », tandis que les autres seraient considérées comme « jaunes », à l’instar du modèle du Commandement du Front intérieur – mais mis en œuvre de manière indépendante, sans soutien de l’État.
Dans le cadre du système de code couleur mis en place par l’armée pendant la guerre, dans les zones « jaunes », l’enseignement en présentiel et les rassemblements limités sont autorisés si des abris sont accessibles. Dans les zones « orange », en revanche, les activités éducatives sont interdites et les rassemblements soumis à des restrictions, même lorsque des abris sont disponibles.
Cette décision intervient après qu’Israël a réimposé dimanche certaines restrictions dans le nord, parmi lesquelles l’annulation d’un grand pèlerinage, alors que les attaques du Hezbollah et les frappes israéliennes se poursuivent malgré la cessez-le-feu. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer l’accord.
רק לשמוע את הקול של האמא מלחיץ !
כך נראים החיים של ילדי הצפון pic.twitter.com/rOayXCCxuT
— כל החדשות בזמן אמת (@Saher_News_24_7) April 27, 2026
« Nous n’attendrons pas qu’une catastrophe se produise pour prendre des mesures qui sauveront des vies », a souligné Moshe Davidovich, président du Forum des communautés de première ligne. « Nous n’abandonnerons pas nos enfants ni ne jouerons avec leur vie. »
Davidovich a vivement critiqué la classification de la zone comme « verte » par le gouvernement, ce qui permet la poursuite normale de la scolarité.
« Lorsque la région est en feu et que des drones survolent le ciel, classer la région comme ‘verte’ n’est pas une mesure politique : c’est de la négligence », a-t-il affirmé. « Nous sommes responsables de la vie de nos enfants. Nous faisons donc passer la région en zone ‘orange’. »
Le président du conseil municipal de Shlomi, Gabi Naaman, a appelé le gouvernement à prendre des mesures décisives contre le Hezbollah, expliquant : « Nous sommes en période de cessez-le-feu, mais les tirs continuent de s’abattre sur les communautés situées à proximité de la barrière. Cela ne peut plus durer. »
Des images partagées en ligne montrent des enfants des communautés du nord se réfugiant dans des abris au cours d’une attaque de drones du Hezbollah ce lundi matin, laquelle a déclenché les sirènes dans plus d’une dizaine de villes, ainsi que durant une attaque de drones dimanche.
"הפסקת אש" בצפון:
האזעקות בצהריים בשל חדירת שלושה כטבמים
לגליל המערבי, תפסו תלמידים בבתי ספר בעיצומם של הלימודים. נותר להם לשכב ולשים ידיים על הראש.
זו השיגרה כאן מאז שהוכרזה הפסקת האש בלבנון: ירי רקטות וכטבמים, פיצוצים, מטוסי קרב וכל מה שלא נופל תחת ההגדרה של הפסקת אש. pic.twitter.com/OGXYlfOh0n— Rubi Hammerschlag | רובי המרשלג (@rubih67) April 26, 2026
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