Les ministres prêts à discuter d’une reprise de la guerre à Gaza face au refus du Hamas de désarmer – média
Selon des diplomates arabes, le Hamas n'accepterait d'évoquer un désarmement que dans le cadre de la création d'un État palestinien
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Selon certaines informations, le cabinet de sécurité devrait aborder dimanche la question d’une reprise des hostilités à Gaza, tandis que les négociations sur le désarmement du Hamas et la démilitarisation de la bande de Gaza sont au point mort.
« Le Hamas ne respecte pas ses engagements en matière de désarmement. Nous sommes en discussions avec les médiateurs », a indiqué un responsable israélien à la chaîne publique Kan dans la soirée de samedi.
Le plan du président américain Donald Trump pour la bande de Gaza, initialement approuvé par Israël et le Hamas, prévoit le retrait des soldats israéliens de l’enclave et le début de la reconstruction une fois que le Hamas aura remis ses armes.
Le désarmement du Hamas a été un point de friction majeur dans les pourparlers menés pour mettre en œuvre le plan et consolider le cessez-le-feu conclu en octobre, qui a mis fin à deux années d’une guerre déclenchée par l’invasion du sud d’Israël par le Hamas, le 7 octobre 2023. Les violences se sont poursuivies dans l’enclave palestinienne, en grande partie encore en ruines.
Nickolay Mladenov, qui dirige le Conseil de paix de Trump, a négocié pendant des semaines avec les dirigeants du Hamas. Au début du mois dernier, il a donné au groupe jusqu’au 11 avril pour accepter la proposition du Conseil de paix prévoyant la remise progressive de tout son arsenal.
Ce plan, partiellement divulgué aux médias, prévoit un calendrier de huit mois, à commencer par la remise, dans un délai de 90 jours, de l’armement lourd du Hamas et des cartes de son réseau de tunnels.
Mais le Hamas a largement ignoré ces demandes de rendre toutes ses armes, ont déclaré samedi au Times of Israel deux diplomates arabes proches des négociations.
Le groupe terroriste a en effet préféré présenter au Conseil de paix une contre-proposition, dans laquelle il insiste pour que la question de son arsenal ne puisse être abordée que dans le cadre d’un accord global qui aboutirait à la création d’un État palestinien.
Le plan en 20 points du président américain Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre à Gaza, sur lequel s’appuie le Conseil de paix, évoque sur un ton très général le principe d’une autodétermination palestinienne à terme. Dans sa réponse, le Hamas a exigé des garanties plus fermes à cet égard en contrepartie de toute discussion sur la remise de son arsenal, ont précisé les deux diplomates arabes.
Le Hamas a par ailleurs exigé qu’Israël cesse de violer les engagements pris dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre. Il a notamment contesté l’extension par Israël de son contrôle sur la moitié orientale de Gaza, ses frappes contre des combattants dans la partie occidentale de l’enclave côtière et les quantités d’aide humanitaire acheminées quotidiennement, qui sont inférieures aux termes convenus, ont ajouté les diplomates arabes.
D’après l’un des diplomates arabes, les médiateurs pourraient encore parvenir à convaincre le Hamas de renoncer progressivement à ses armes. Mais pour cela, les États-Unis devront exercer une pression similaire sur Israël afin que ce dernier respecte ses engagements, a-t-il précisé.
Toutefois, une telle pression exercée simultanément sur Israël et le Hamas a peu de chances de se concrétiser tant que l’attention internationale restera focalisée sur l’Iran, a-t-il souligné.
Ce responsable arabe a néanmoins admis que plus le statu quo perdurera à Gaza, plus il sera difficile de le remettre en cause.
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