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Les États-Unis et le Hamas auraient engagé des pourparlers directs sur un plan pour Gaza

Aryeh Lightstone, conseiller à Washington, aurait rencontré Khalil al-Hayya cette semaine au Caire ; Tsahal a éliminé un haut responsable du groupe terroriste palestinien à Gaza

Khalil al-Hayya, haut responsable du Hamas, prononçant un discours à l'occasion du 38ᵉ anniversaire de la création du groupe terroriste palestinien, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran/X/Al Jazeera)
Khalil al-Hayya, haut responsable du Hamas, prononçant un discours à l'occasion du 38ᵉ anniversaire de la création du groupe terroriste palestinien, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran/X/Al Jazeera)

Des responsables américains et du groupe terroriste palestinien du Hamas auraient tenu cette semaine leurs premiers pourparlers directs depuis le début du cessez-le-feu à Gaza, en octobre dernier, a rapporté mercredi la chaîne CNN.

Citant deux sources anonymes du Hamas, la chaîne a indiqué que le conseiller américain de haut rang Aryeh Lightstone avait rencontré mardi soir au Caire le négociateur en chef du groupe terroriste, Khalil al-Hayya.

Nickolay Mladenov, Haut Représentant du Conseil de Paix mis en place par le président américain Donald Trump, était également présent à cette réunion.

L’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, négocié par les États-Unis, a en grande partie mis fin à deux années de combats déclenchés par le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.

Sa première phase a permis la libération de tous les otages encore détenus par le groupe terroriste, en échange de la libération par Israël de milliers de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

La deuxième phase du plan en vingt points de Trump prévoit qu’une Force internationale de stabilisation (ISF) prendra le contrôle de Gaza aux côtés du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), tandis que l’armée israélienne se retirera et que le Hamas déposera les armes. Actuellement, la bande de Gaza est coupée en deux par la « Ligne jaune », qui sépare les territoires contrôlés par Israël de ceux contrôlés par le groupe terroriste.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (2ᵉ à droite) et le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer (à droite) rencontrant le conseiller principal de la Maison Blanche Jared Kushner (2ᵉ à gauche) et le conseiller américain Aryeh Lightstone (à gauche), à Jérusalem le 10 novembre 2025. (Crédit : Haïm Zach/Bureau de la presse gouvernementale)

Al-Hayya aurait déclaré à Lightstone que pour passer à la deuxième phase du plan Trump, Israël doit pleinement respecter tous les engagements de la première phase du cessez-le-feu – et notamment mettre fin aux frappes sur Gaza et autoriser l’entrée d’une aide humanitaire plus importante.

Le Conseil de Paix et les médiateurs internationaux proposent des moyens de faire avancer la deuxième phase, mais le Hamas serait mécontent d’une proposition lui demandant de désarmer avant d’avoir eu la certitude qu’Israël a mis en œuvre les exigences de la première phase.

Une source haut placée au sein du groupe terroriste a déclaré à CNN que cette proposition « réduit l’ensemble du processus à une seule clause – le désarmement – tandis que les autres obligations de la première phase sont reportées ou marginalisées », et qu’elle « reflète un déséquilibre majeur dans l’ordre des priorités : la sécurité d’Israël passe avant tout, tandis que les droits humanitaires, politiques et administratifs des Palestiniens sont reportés ».

De son côté, Israël s’impatiente face à cette impasse, a ajouté la source.

Nickolay Mladenov, Haut Représentant pour Gaza, s’exprimant lors de la réunion du « Conseil de Paix » pendant la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Mladenov, l’ancien diplomate de l’ONU chargé de mettre en œuvre le plan Trump pour la reconstruction de la bande de Gaza, a transmis au Hamas un avertissement israélien selon lequel, s’il n’accepte pas de désarmer, Tsahal reprendra ses opérations militaires.

Cette menace a également été formulée publiquement par les responsables israéliens.

Israël, qui insiste sur le désarmement complet du groupe terroriste, continue de frapper ponctuellement les installations du Hamas et d’autres cibles à Gaza, accusées d’avoir enfreint ou de prévoir d’enfreindre le cessez-le-feu.

Depuis le début du cessez-le-feu, en octobre, l’armée israélienne a indiqué avoir éliminé des dizaines de terroristes et autres « suspects » qui avaient franchi la « Ligne jaune » et s’étaient approchés des troupes.

De telles violations du cessez-le-feu se produisent presque quotidiennement.

Jeudi, Tsahal a déclaré avoir éliminé le commandant de l’unité de communication du groupe terroriste palestinien Hamas, identifié comme étant Ahmad Abu Khadra, lors d’une récente frappe à Gaza-City.

D’après l’armée, Abu Khadra était impliqué dans la préparation d’attaques imminentes contre les troupes israéliennes et il a été pris pour cible par une frappe de précision.

Lors d’une autre frappe en début de semaine, Tsahal a indiqué avoir éliminé deux membres de l’unité de production du Hamas – Islam Hisham Riyad Kanita et Mahmoud Hamed Youssef Hamduna – qui auraient travaillé à la reconstruction des capacités armées du groupe terroriste pendant le cessez-le-feu actuel.

Au cours de la deuxième quinzaine du mois de mars, une proposition visant à désarmer progressivement tous les groupes terroristes de Gaza au cours des prochains mois a été soumise au Hamas, avaient alors déclaré au Times of Israel deux diplomates arabes proches du dossier.

Cette proposition exigeait du Hamas, dans un premier temps et dans un délai de 90 jours, qu’il remette son armement lourd, notamment ses missiles et ses rampes de lancement de roquettes, ainsi que les plans de son vaste réseau de tunnels.

La semaine dernière, des diplomates ont déclaré au Times of Israel qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que le Hamas donne son accord définitif à ce plan.

Si les négociateurs du groupe terroriste se sont montrés disposés à rendre les armes lourdes lors des discussions avec les médiateurs arabes, ils ont toutefois insisté pour conserver les armes légères, arguant qu’elles étaient nécessaires à leur légitime défense, a déclaré un diplomate arabe.

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