Netanyahu : Le désarmement du Hamas doit inclure ses 60 000 fusils d’assaut AK-47
"Il n'y a pratiquement pas d'armes lourdes à Gaza," selon le Premier ministre ; Benny Gantz affirme que seul Israël sera en mesure de désarmer le groupe terroriste
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« Le désarmement du groupe terroriste palestinien du Hamas signifie qu’il doit renoncer à toutes ses armes, et pas seulement à ses armes principales », a déclaré dimanche le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lors de la 51ᵉ mission annuelle de leadership de la Conférence des présidents en Israël.
Selon Netanyahu, il a été question que le Hamas renonce uniquement à ses « armes lourdes ».
« Il n’y a pratiquement pas d’armes lourdes à Gaza », a-t-il souligné.
« Il n’y a pas d’artillerie. Il n’y a pas de chars. Il n’y a rien. »
« L’arme lourde, celle qui cause le plus de dégâts, est l’AK-47 », a-t-il déclaré.
« C’est avec cette arme qu’ils exécutent les gens. C’est ainsi qu’ils tirent sur nos concitoyens. C’est ce qu’ils utilisent. Des fusils d’assaut. C’est ce qu’ils ont utilisé lors du massacre du 7-Octobre. C’est ce qu’ils ont utilisé. Ils ont commis le pire massacre du peuple juif depuis la Shoah avec des AK-47. »
Il a précisé que le Hamas disposait de 60 000 fusils.
« Ils doivent être détruits », tout comme les RPG (lance-roquettes individuels) et les roquettes.
Démilitariser la bande de Gaza implique de détruire les 350 kilomètres de tunnels restants du Hamas ainsi que les usines d’armes, a-t-il déclaré.
« Israël ne pourra garantir le désarmement du Hamas que par des efforts militaires », a pour sa part déclaré lundi Benny Gantz, chef du parti Kakhol Lavan, au même public.
« À Gaza, le Hamas se réorganise et se reconstruit. Le monde doit comprendre que le Hamas et Gaza doivent être complètement démilitarisés, non seulement pour assurer la sécurité d’Israël, mais aussi pour permettre un processus régional positif. Ils chercheront à contrecarrer toute tentative future de normalisation, comme ils l’ont fait le 7-Octobre », a déclaré l’ancien ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée israélienne.
Le Conseil de Paix du président américain Donald Trump « est certes important pour façonner l’avenir, mais à l’intérieur de la Ligne jaune, le Hamas renforce son régime terroriste depuis des mois. Mesdames et Messieurs, ne vous y trompez pas : au final, ce sont nos fils et filles courageux qui mèneront cette tâche à bien », a-t-il ajouté.
En ce qui concerne l’Iran, Gantz a insisté sur le fait que « dans les jours à venir, ou au plus tard dans les semaines à venir, le monde doit s’unir pour renverser le régime des ayatollahs iraniens ».
« S’il ne le fait pas, les Iraniens continueront à assassiner les autres et leur propre peuple, et nous éloignerons la paix régionale et un avenir meilleur pour nos enfants, auxquels nous aspirons tous », a-t-il poursuivi, affirmant que « le moment est venu d’agir de manière décisive ».
« Il y a 80 ans, les États-Unis ont libéré l’Europe du régime nazi. Aujourd’hui, le président Trump a l’occasion de libérer le Moyen-Orient du terrorisme du régime des ayatollahs et d’entrer ainsi dans l’histoire », a déclaré Gantz.
Un article du New York Times publié la semaine dernière indiquait que le Hamas serait autorisé à conserver « certaines armes légères », du moins dans un premier temps, tout en rendant toutes les armes « capables de frapper Israël », selon un projet de plan élaboré par des responsables du Conseil de Paix dirigé par les États-Unis.
Selon cet article, une équipe composée de l’envoyé américain Steve Witkoff, de Jared Kushner et de Nickolay Mladenov, l’envoyé du Conseil de Paix à Gaza, prévoit de partager le document en question avec le Hamas dans les semaines à venir.
Or, le Hamas a répété à maintes reprises qu’il ne déposerait pas les armes.
Trump avait appelé dimanche à une démilitarisation « complète et immédiate » du Hamas, dans le cadre de la deuxième phase de son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
« Il est très important que le Hamas respecte son engagement en faveur d’une démilitarisation complète et immédiate », a déclaré le président sur son réseau Truth Social, ajoutant que les membres de son « Conseil de Paix » allaient annoncer, lors d’une réunion le 19 février à Washington, allouer 5 milliards de dollars pour la reconstruction de l’enclave.
Les 5 milliards promis par les membres du conseil seront officiellement annoncés le 19 février à Washington, l’organe s’engageant à fournir « des milliers de personnes pour la Force internationale de stabilisation (ISF) et la police locale afin d’assurer la sécurité et la paix des Gazaouis », selon le président américain.
« Le Conseil de Paix s’avèrera être l’organisme international le plus important de l’histoire », a-t-il ajouté.
Les États-Unis avaient annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre à Gaza.
Elle prévoit un retrait progressif israélien, le désarmement du groupe terroriste palestinien du Hamas et le déploiement de l’ISF.
Le « Conseil de Paix » dirigé par Trump a été imaginé pour mettre fin à cette guerre mais sa charte lui assigne un objectif beaucoup plus large, celui de la résolution des conflits armés dans le monde.
Cet organe, inauguré au Forum économique mondial de Davos en janvier, a « un potentiel sans limite », a déclaré Trump dimanche sur Truth Social.
Au moins 19 pays ont signé sa charte fondatrice. Par ailleurs, les États candidats à un siège permanent ont dû s’acquitter d’un ticket d’entrée d’un milliard de dollars.
Certains – dont la France – ont refusé d’y adhérer, et d’autres ont déclaré qu’ils ne pourraient l’envisager que si sa charte était modifiée.
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