Les partis haredim nient avoir trouvé un accord avec Netanyahu
Le Premier ministre aurait promis de faire avancer sans délai la Loi fondamentale sur l’étude de la Torah et une loi visant à mettre fin aux arrestations des réfractaires ultra-orthodoxes
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Le Shas et Yahadout HaTorah ont démenti mardi les informations selon lesquelles ils auraient conclu un accord avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Dans une déclaration commune, les deux factions ultra-orthodoxes ont ainsi affirmé : « Contrairement à ce qui a été rapporté, il n’y a pas d’accord avec le Premier ministre Netanyahu. Notre revendication de faire progresser la Loi fondamentale sur l’étude de la Torah et la loi interdisant l’arrestation des érudits de la Torah est indépendante, n’est soumise à aucune condition, et nous n’avons renoncé à aucune de nos demandes. »
« Dans la mesure où nous constaterons que ces lois progressent concrètement, nous pourrons reprendre le vote en faveur des projets de loi de la coalition, conformément aux instructions des sages de la Torah », ajoutent les deux partis.
Or, les partis ultra-orthodoxes Shas et Degel HaTorah dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’une réunion avec le chef du gouvernement avaient bien indiqué s’être engagés à faire avancer sans délai la Loi fondamentale sur l’étude de la Torah, ainsi qu’une loi visant à mettre fin aux arrestations des étudiants ultra-orthodoxes qui se soustraient au service militaire.
« Nous avons tenu ce mardi une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Nous lui avons fait part, au nom [de nos dirigeants rabbiniques], de notre exigence claire et sans équivoque de faire avancer immédiatement la Loi fondamentale sur l’étude de la Torah ainsi que la loi visant à mettre fin aux arrestations d’étudiants de la Torah, en convoquant dès cette semaine la commission des Affaires étrangères et de la Défense ainsi que la commission de la Chambre de la Knesset », ont déclaré les deux partis.
« Nous avons clairement fait savoir qu’à défaut de voir se concrétiser les mesures pratiques que nous avons exigées, nous apporterons notre soutien à la dissolution de la Knesset dès la semaine prochaine. Le Premier ministre a précisé au cours de la réunion qu’il s’engageait à faire adopter ces lois, et ce, dans les meilleurs délais. »
Le communiqué ne mentionnait pas la loi dite « sur les crèches », qui vise à rétablir les allocations de garde d’enfants pour les enfants des réfractaires au service militaire. Cette absence pourrait indiquer que les partis haredi ont renoncé à cette mesure législative qui constituait jusqu’à présent l’une de leurs principales priorités.
Selon le site d’information Ynet, les deux parties avaient aussi décidé de fixer la date des prochaines élections législatives au 20 octobre. Les Haredim auraient également accepté de soutenir les projets de loi de la coalition visant à scinder les fonctions du procureur général et à mettre en place une commission d’enquête à nomination politique sur les événements du 7-Octobre.
Le temps imparti pour faire adopter ces projets de loi est limité. La pause parlementaire préélectorale devrait en effet débuter le 16 juillet.
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