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Les pressions de pays arabes freinent les manifestations pro-Hezbollah à l’approche des pourparlers entre Israël et le Liban

L'Égypte, l'Arabie saoudite et le Qatar exhortent Nabih Berri, allié du groupe terroriste, à mettre fin aux troubles ; les manifestants échouent à dissuader Nawaf Salam de participer aux négociations

Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, dont certains brandissent le drapeau libanais, manifestant près du palais du Gouvernement pour protester contre la décision des autorités libanaises d'entamer des négociations directes avec Israël afin de mettre fin à la guerre en cours, dans le centre-ville de Beyrouth, le 11 avril 2026. (Crédit : Ibrahim Amro/AFP)
Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, dont certains brandissent le drapeau libanais, manifestant près du palais du Gouvernement pour protester contre la décision des autorités libanaises d'entamer des négociations directes avec Israël afin de mettre fin à la guerre en cours, dans le centre-ville de Beyrouth, le 11 avril 2026. (Crédit : Ibrahim Amro/AFP)

Les partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par la République islamique, sont descendus dans les rues du Liban ce week-end pour protester contre les premières négociations directes entre Israël et le Liban, prévues mardi à Washington, ont rapporté dimanche les médias israéliens et libanais.

Cependant, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, qui dirige le Mouvement Amal allié au Hezbollah, a été sous pression de la part des États arabes, notamment l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar, pour réprimer les manifestations, a rapporté le journal libanais Nidaa al Watan.

Selon l’article, les pressions exercées sur Berri visaient à empêcher tout ce qui pourrait favoriser des troubles civils ou déstabiliser le gouvernement libanais, et les manifestations de rue constituaient une ligne rouge.

Le journal a également rapporté que les manifestations n’avaient pas atteint l’ampleur escomptée par les organisateurs pour faire pression sur le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, afin qu’il renonce à poursuivre les négociations, prévues pour mardi.

Samedi soir, le Hezbollah et Amal ont publié un communiqué conjoint appelant leurs partisans à ne pas poursuivre les manifestations.

La semaine dernière, le gouvernement libanais a ordonné aux forces de sécurité de limiter la présence d’armes à Beyrouth aux seules institutions de l’État, mais cette mesure n’a pas abouti à une démilitarisation totale de la capitale.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, présidant une session parlementaire pour élire un président, à Beyrouth, le 9 janvier 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

« L’armée et les forces de sécurité sont invitées à commencer immédiatement à renforcer l’autorité totale de l’État sur le gouvernorat de Beyrouth et à confiner les armes aux seules mains des autorités légitimes », a déclaré Salam à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres.

Parallèlement, le président libanais Joseph Aoun a déclaré dans un communiqué que « la seule solution à la situation à laquelle le Liban est confronté est un cessez-le-feu avec Israël qui mènerait à des négociations directes entre les deux pays ».

Lors d’une réunion avec des représentants de la communauté maronite du Liban, tenue plus tôt dans la journée, Aoun a déclaré que la proposition libanaise de cessez-le-feu et de négociations commençait à recevoir des réponses positives dans les cercles internationaux, ajoutant que le Liban poursuivait ses discussions internationales sur le sujet.

Mardi, les pourparlers devraient réunir l’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh-Moawad, l’ambassadeur d’Israël à Washington, Yechiel Leiter, et l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Michel Issa, qui dirigent respectivement les délégations libanaise, israélienne et américaine à Washington, a déclaré au Times of Israel un responsable américain au fait des détails.

Un partisan du Hezbollah brandissant un drapeau à l’effigie du défunt chef du groupe terroriste chiite libanais, Hassan Nasrallah, lors d’une manifestation contre le Premier ministre libanais Nawaf Salam, devant le palais du gouvernement à Beyrouth, au Liban, le 10 avril 2026. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré la semaine dernière qu’Israël entamerait des négociations avec le Liban « dès que possible », dans le but de désarmer le groupe terroriste chiite libanais et de parvenir à un accord de paix complet entre les deux pays.

Jérusalem et Beyrouth semblaient toutefois en désaccord sur les conditions dans lesquelles les pourparlers auraient lieu, le Liban exigeant un cessez-le-feu préalable, tandis qu’Israël insistait pour qu’ils se tiennent sous le feu.

Le Hezbollah a pour sa part fermement rejeté toute négociation directe entre le Liban et Israël.

Cette initiative constitue « une violation flagrante du pacte [national], de la Constitution et des lois libanaises… Elle exacerbe les divisions internes à un moment où le Liban a le plus besoin de solidarité et d’unité interne pour faire face à l’agression israélienne », a déclaré samedi Hassan Fadlallah, député du groupe terroriste chiite.

Le Hezbollah, à l’instar de son protecteur iranien, cherche ouvertement à détruire Israël.

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