Les procureurs généraux ordonnent une enquête sur la ministre du Likud May Golan
May Golan est visée par une enquête au sujet d'allégations de collecte de fonds illégale, de népotisme et d'autres crimes
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La procureure générale Gali Baharav-Miara et le procureur de l’État Amit Aisman ont recommandé vendredi à la police d’ouvrir une enquête sur la ministre de l’Égalité sociale May Golan. L’élue est soupçonnée d’avoir commis des actes de corruption, de fraude et d’abus de confiance, selon le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël.
L’ordre d’enquêter sur cette sulfureuse personnalité d’extrême droite fait suite à un reportage d’investigation diffusé par la chaîne N12 en début d’année, selon lequel Golan aurait collecté des fonds de manière contestable pour une organisation à but non lucratif qu’elle avait créée dans le passé, et aurait fait preuve d’un népotisme généralisé dans son cabinet.
Selon le reportage, Golan a embauché dans son cabinet des proches d’associés ou de collègues influents, et certains auraient même occupé un emploi fictif.
On peut citer l’exemple de l’épouse d’un conseiller juridique de longue date, qui dirige une entreprise de toilettage pour chiens mais figurait également sur la liste des salariés du cabinet de Golan. L’avocat lui-même avait reçu des milliers de shekels pour préparer des documents juridiques qui n’ont jamais été utilisés.
Les informations ont également révélé des irrégularités au sein de l’organisation à but non lucratif anti-migrants Hebrew City de Golan.
Depuis que Golan est devenue députée du Likud en 2019, elle a été privée du droit de participer à son organisme de bienfaisance. La chaîne N12 a toutefois découvert qu’elle continuait à organiser des visites du sud de Tel Aviv, notamment une visite, il y a deux ans, pour des représentants de l’ambassade de Taïwan.
Golan est à la tête du lobby Israël-Taiwan à la Knesset.
Hebrew City a ensuite demandé à l’ambassade un don de 78 000 dollars, puis un autre de 20 000 dollars, a indiqué le reportage. L’argent a été transféré, mais on ignore à quoi il a servi, l’organisation à but non lucratif n’ayant pas soumis de rapports financiers depuis trois ans.
La décision d’ouvrir une enquête sur ces allégations « est une étape importante et appropriée », a fait savoir Tomer Naor, directeur juridique du Mouvement pour un gouvernement de qualité. Il a en outre appelé Golan à démissionner de son poste pour la durée de l’enquête.
la Communauté du Times of Israël !







