Les soutiens des soldats accusés réunis devant le tribunal militaire avant l’audience
"C’est insensé, maintenant je suis censé craindre les civils israéliens aussi bien que les terroristes du Hamas ?", a déclaré l'un des soldats servant dans l'unité d'enquête
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Aux portes de la base militaire de Beit Lid, près de Netanya, Hila, mère de trois enfants, a donné mardi des instructions par téléphone à son cadet sur l’endroit où trouver un antidouleur pour sa migraine.
L’époux de Hila attend d’être traduit devant le tribunal militaire de la base.
Il fait partie des neuf réservistes accusés d’avoir torturé un terroriste présumé du Hamas détenu au camp de Sde Teiman, dans le Néguev. Le prisonnier a été blessé au rectum. Certains des soldats sont soupçonnés d’avoir violé le prisonnier et de l’avoir agressé.
Hila, 39 ans, a demandé à des amis de s’occuper de leurs enfants pendant qu’elle reste à l’extérieur de la base, dans la chaleur étouffante de l’été. Elle est accompagnée d’une trentaine de militants et d’amis des réservistes.
« Ce ne sont pas des criminels, ce sont nos soldats, qui ont donné les neuf derniers mois de leur vie pour la sécurité d’Israël », a-t-elle déclaré au Times of Israel au sujet des neuf hommes placés en garde à vue.
Le rassemblement est plus modeste et plus modéré que l’émeute de militants d’extrême droite qui s’est produite à Beit Lid et à Sde Teiman la veille, lorsque les neuf soldats ont été arrêtés. Des images des deux bases ont montré des émeutiers franchissant les barrières, dans des scènes que le chef de l’opposition Yaïr Lapid et d’autres hommes politiques ont condamnées sans ambages.
Un soldat servant dans l’unité d’enquête de la police militaire, qui a mené l’enquête sur les allégations de torture, a déclaré que ses commandants avaient demandé aux soldats de l’unité d’enlever leurs plaques d’identification et leurs bérets bleus lorsqu’ils se trouvaient à l’extérieur de la base, de peur que les manifestants ne les prennent pour cible. « C’est insensé, maintenant je suis censé craindre les civils israéliens aussi bien que les terroristes du Hamas ? », a-t-il dit.
Shaï Glick, de Betzalmo, une organisation de défense de droite, a expliqué ne pas s’opposer à l’enquête, mais à la manière dont elle a été menée.
« Les raids et les arrestations ne sont pas la solution. Toute enquête peut être menée avec respect », a-t-il souligné.
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