L’ex-otage Bar Kuperstein dit avoir souvent prié pendant sa captivité aux mains du Hamas
Libéré il y a un mois après deux ans de passages à tabac et de faim dans les tunnels de Gaza, Kuperstein dit que ses compagnons d'infortune et lui se disaient "Ils ne nous auront pas"
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L’ex-otage israélien Bar Kuperstein a déclaré que c’est en s’accrochant à l’idée qu’il était entre les mains de Dieu qu’il a survécu à deux années passées dans un tunnel exigu du Hamas à Gaza, sans lumière ni beaucoup de de nourriture, sous les coups.
Kuperstein, 23 ans, a été libéré le 13 octobre dernier en même temps que les 19 derniers otages vivants à la faveur du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas à Gaza, qui a mis fin à deux ans d’une guerre dévastatrice.
Soldat de Tsahal, Kuperstein était en permission le 7 octobre 2023 et travaillait comme ouvreur au festival de musique Nova, lorsque les roquettes ont commencé à pleuvoir et que les terroristes du Hamas sont arrivés de Gaza pour y tuer 364 festivaliers.
Lui qui est secouriste breveté a été traîné à Gaza alors qu’il tentait de sauver des festivaliers blessés : des images de lui, ligoté au sol, ont été publiées sur les réseaux sociaux peu après son enlèvement.
Pour sa toute première interview à des médias étrangers, Kuperstein a expliqué qu’au bout de quelques semaines, on l’avait emmené dans les tunnels du Hamas, où il a été détenu en même temps que cinq autres otages, confinés dans un espace qui, selon lui, n’était pas plus grand qu’un matelas.
« Nous étions là les uns pour les autres, nous nous soutenions les uns les autres, au plus dur de l’épreuve, notamment quand on nous frappait. Je me rappelle qu’après les coups, nous nous prenions dans les bras les uns les autres et nous nous répétions qu’ils ne nous auraient pas », a-t-il déclaré.
En captivité, ils ont tous appris l’arabe et les gardes ont tenté de le convertir à l’islam, a ajouté Kuperstein, ce à quoi lui et ses compagnons de captivité ont résisté. Chaque vendredi soir, a-t-il souligné, ils disaient ensemble les bénédictions de Shabbat.
Un jour, Kuperstein a eu très peur lorsqu’un des gardes a annoncé qu’il allait tuer trois otages et qu’il leur fallait, entre eux, choisir lesquels mourraient – menace qui n’a finalement pas été mise à exécution.
« Je me souviens d’avoir prié Dieu, de l’avoir supplié, de lui avoir dit ‘Sauve-moi, je suis entre tes mains maintenant’ », a confié Kuperstein. « C’est une phrase que je prononçais souvent en captivité. »
Il a appris plus tard que sa mère, Julie, avait dit la même chose à l’un des gardes du Hamas qui l’avait contactée par téléphone pour la menacer.
« Elle lui a dit : ‘Mon fils n’est pas entre tes mains mais entre les mains de Dieu, et tu es aussi entre les mains de Dieu’ », a expliqué Kuperstein en tenant un bracelet orné de cette phrase, qui est devenue une devise familiale : « Toujours entre les mains de Dieu ».
Ces mêmes mots ont été imprimés sur un drapeau israélien que Kuperstein a brandi avec sa famille lorsqu’ils se sont retrouvés, le jour de sa libération.
Dans une interview accordée à la chaîne publique Kan le mois dernier, Kuperstein a évoqué les coups, la faim et les tortures psychologiques infligées par ses ravisseurs du Hamas pendant ses deux années de séquestration à l’intérieur des tunnels souterrains.
Kuperstein a publiquement fait état de sa foi profonde durant le mois qui a suivi sa libération de Gaza.
Dans sa première vidéo publique, il a remercié tous ceux qui l’ont soutenu ici « et surtout le créateur, notre Père qui est aux cieux ».
Pour sa première fois sur la Place des Otages de Tel Aviv, le mois dernier, Kuperstein a déclaré que son rêve, pendant sa captivité, avait été de porter des téfilines, ces phylactères rituels juifs. Quelques jours plus tard, son père et lui ont dirigé une prière collective sur cette même place, mis les téfilines et soufflé dans le chofar.
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