Liban : arrestation d’un homme accusé d’avoir transféré 400 000 dollars à l’EI en Syrie
Deux autres membres présumés de la cellule seraient passés en Syrie à travers la frontière poreuse après la découverte de l'affaire
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Les forces de sécurité libanaises ont arrêté un homme accusé d’avoir transféré près d’un demi-million de dollars au groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a indiqué mardi à l’AFP un responsable judiciaire.
Cet homme avait volé 400 000 dollars dans le coffre-fort de son père et « l’enquête a montré qu’il avait transféré l’argent vers la Syrie » pour l’EI, a précisé ce responsable, sous couvert d’anonymat.
L’enquête a également démontré que l’individu faisait partie « d’une cellule active entre le Liban et la Syrie », comprenant trois membres incarcérés dans la ville de Tripoli (nord du Liban) et qui « assuraient la coordination avec l’EI en Syrie », a ajouté le responsable.
Deux autres membres présumés de la cellule seraient passés en Syrie à travers la frontière poreuse après la découverte de l’affaire.
Le groupe « était chargé de financer l’EI en vue de commettre des actes terroristes, que ce soit sur le territoire syrien ou au Liban », a poursuivi le responsable.
Plus tôt ce mois-ci, les autorités libanaises avaient déclaré avoir arrêté un commandant syrien de l’EI, accusé d’être responsable de l’organisation jihadiste dans le centre et le sud de la Syrie.
L’EI s’était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie et y avait imposé un règne de terreur, avant d’être défait en 2019. Des cellules y restent néanmoins actives, notamment dans le vaste désert du pays, et le groupe revendique occasionnellement des attaques visant principalement les forces de sécurité syriennes.
Les nouvelles autorités syriennes, en place depuis la chute de Bachar al-Assad fin 2024, ont rejoint l’année dernière la coalition menée par les Etats-Unis contre l’EI.
Mardi, elles ont annoncé l’arrestation d’un nombre non précisé d’individus accusés d’appartenir à l’organisation dans la province d’Alep (nord de la Syrie).
Elles avaient déclaré mi-juillet avoir arrêté une cellule liée à l’EI accusée d’être responsable des deux explosions survenues lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Damas.
Au Liban, des groupes sunnites extrémistes qui avaient prêté allégeance à l’EI ont affronté l’armée dans les années 2010 et mené une série d’attentats meurtriers visant le groupe chiite libanais Hezbollah et ses partisans, mais ils ont été largement défaits en 2017.
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