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L’Irak annonce le retrait complet de la coalition menée par les États-Unis des régions non kurdes

Bagdad déclare que les anciens sites militaires américains seront "placés sous le contrôle total des forces de sécurité irakiennes", environ 2 ans après que les États-Unis ont conclu un accord pour retirer leurs forces d'Irak

Illustration : Des officiers de l'armée irakienne nouvellement diplômés participant à un défilé militaire lors des célébrations de la Journée de l'armée au Collège militaire de Bagdad, le 6 janvier 2026. (Crédit : Ahmad al-Rubaye/AFP)
Illustration : Des officiers de l'armée irakienne nouvellement diplômés participant à un défilé militaire lors des célébrations de la Journée de l'armée au Collège militaire de Bagdad, le 6 janvier 2026. (Crédit : Ahmad al-Rubaye/AFP)

L’Irak a annoncé dimanche la fin du retrait des forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis des bases situées sur le territoire fédéral du pays, à l’exclusion de la région autonome du Kurdistan, dans le nord.

« Nous annonçons aujourd’hui (…) la fin de l’évacuation de toutes les bases militaires et de tous les quartiers généraux des conseillers de la coalition dirigée par les Etats-Unis dans les zones fédérales officielles de l’Irak », a déclaré le comité militaire chargé de superviser la fin de la mission de la coalition.

Avec ce retrait, « ces sites passent sous le contrôle total des forces de sécurité irakiennes », a-t-il indiqué dans un communiqué, ajoutant qu’ils passeraient à « la phase des relations bilatérales avec les Etats-Unis en matière de sécurité ».

La grande majorité des forces de la coalition s’étaient retirées des bases irakiennes dans le cadre d’un accord conclu en 2024 entre Bagdad et Washington, qui prévoyait la fin de la mission en Irak d’ici la fin 2025 et d’ici septembre 2026 dans la région du Kurdistan. Seuls des conseillers étaient restés dans le pays.

Les troupes américaines et alliées étaient déployées en Irak et en Syrie depuis 2014 pour combattre le groupe Etat islamique (EI), qui s’était emparé de vastes portions des deux pays pour y proclamer son « califat ».

Le groupe djihadiste a été vaincu sur le plan territorial en Irak en 2017 et en Syrie en 2019, mais continue d’opérer par le biais de cellules dormantes.

Des membres du commandement de la police de Babylone participant à un défilé militaire lors des célébrations de la Journée de la police, commémorant le 104ᵉ anniversaire de la fondation de la police irakienne, dans le gouvernorat de Babylone, dans le centre de l’Irak, le 9 janvier 2026. (Crédit : Karar Jabbar/AFP)

« La coordination avec la coalition internationale se poursuivra en vue d’éliminer complètement la présence de l’EI en Syrie », a ajouté le comité militaire.

Il a également souligné « le rôle de la coalition en Irak, qui offre un soutien logistique transfrontalier aux opérations en Syrie, grâce à sa présence sur une base aérienne à Erbil », la capitale de la région du Kurdistan irakien.

Les attaques de l’EI en Irak ont considérablement diminué ces dernières années, mais le groupe maintient une présence dans les zones montagneuses du pays.

En décembre, deux soldats américains et un interprète civil ont été tués en Syrie lors d’une attaque attribuée à l’EI, suscitant des craintes d’une résurgence dans le pays.

Le leader politique kurde Massoud Barzani (5ᵉ à gauche) assis à côté du chef des Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes, Mazloum Abdi (4ᵉ à gauche), alors qu’ils rencontrent l’envoyé spécial américain en Syrie, Tom Barrack (2ᵉ à droite), à Erbil, au Kurdistan irakien, le 17 janvier 2026. (Crédit : SIÈGE DE BARZANI/AFP)

« En Irak, le groupe s’est concentré sur la reconstruction de réseaux le long de la frontière syrienne et le rétablissement de ses capacités dans la région de Badia », avait souligné un rapport du Conseil de sécurité de l’ONU publié en août.

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