L’Iran aurait transféré des centrifugeuses dans le mont Kolang, près de Natanz – renseignements israéliens
Les Iraniens auraient transporté des milliers d'appareils en quelques mois d'activité sur un site nucléaire souterrain ; on ignore d'où provenaient ces centrifugeuses ; Trump a menacé de bombarder le site
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Les services de renseignement israéliens auraient déterminé que l’Iran avait transféré des milliers de centrifugeuses nucléaires vers un site de la région de Natanz, connu sous le nom de mont Kolang. Ces centrifugeuses auraient été enfouies profondément sous terre, pour les préserver des frappes aériennes.
Citant des responsables américains et israéliens, le Wall Street Journal a rapporté lundi qu’Israël avait fait savoir aux États-Unis que, selon ses renseignements, Téhéran avait procédé à ce déplacement à l’automne dernier, dans le sillage la guerre de 12 jours de juin 2025, au cours de laquelle les États-Unis et Israël avaient bombardé plusieurs installations nucléaires iraniennes, dont certaines étaient enfouies sous terre.
À l’époque, le site du mont Kolang n’avait pas été pris pour cible ; il n’a pas non plus été touché depuis le début, le 28 février, de la campagne aérienne américano-israélienne renforcée contre l’Iran, lancée dans le but de déstabiliser le régime ainsi que de détruire ses capacités nucléaires et balistiques. Une activité a été observée sur le site, notamment des mouvements de camions et des travaux de construction, depuis environ 15 mois.
On ignore d’où provenaient les centrifugeuses signalées par Israël, selon le journal, qui précise qu’elles auraient pu être acheminées depuis d’autres sites nucléaires iraniens.
L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) des Nations unies à accéder au site, et n’a fourni aucun détail précis sur ses activités. Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a déclaré en mars que, dès 2021, l’Iran avait fait part de son intention de « mener des activités nucléaires » au mont Kolang, peut-on lire dans l’article.
Les responsables auraient craint que le mont Kolang ne soit utilisé pour un programme d’enrichissement à petite échelle visant à produire des matières fissiles.
Selon le média, l’opération mont Kolang a été lancée après qu’une explosion, peut-être un acte de sabotage, a endommagé en 2020 un site d’assemblage de centrifugeuses à Natanz. Ce site fait l’objet d’une surveillance israélienne et américaine depuis des années.
Les récents combats avec l’Iran ont été interrompus en avril par un cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l’Iran, puis en juin par un protocole d’accord visant à mettre définitivement un terme à la guerre. Trump avait fait des restrictions relatives au programme nucléaire iranien un élément central de tout accord final. Mais au cours des dix derniers jours, les combats ont repris de plus belle, les deux camps affirmant que le protocole d’accord était caduc. Israël, qui n’était pas partie au protocole d’accord et qui s’est opposé aux concessions accordées à l’Iran, n’a pas pris part aux récents affrontements.
Alors que les États-Unis intensifient leurs frappes aériennes et que l’Iran tire des missiles et des drones sur les bases américaines au Moyen-Orient, le président Donald Trump a déclaré la semaine dernière que « le mont Kolang est une cible potentielle pour un beau gros tir, juste à côté de la porte d’entrée ».
À l’époque, le dirigeant américain avait ajouté : « Nous ne constatons aucune activité là-bas. Ils ne s’en sortent pas bien sur le plan nucléaire… Nous allons probablement frapper le mont Kolang d’ici peu. »
Au début du mois, CNN a rapporté que des images satellites montraient des camions entrant et sortant du site du mont Kolang, signe que l’Iran pourrait être en train de reconstruire ses installations nucléaires.
Nate Swanson, directeur chargé de l’Iran au Conseil national de sécurité américain sous l’administration Biden, a confié au WSJ que l’activité iranienne sur un site non déclaré était préoccupante.
« Une percée secrète est le pire des scénarios », a-t-il expliqué, faisant référence à la production d’une arme nucléaire. « Nous ne connaissons pas les intentions de l’Iran, mais le fait que nous ne puissions pas contrôler ce site souligne à quel point le statu quo est problématique. »
Selon un précédent article du WSJ, le site du mont Kolang est enfoui à plus de 90 mètres sous le granit, bien plus profondément que les installations d’enrichissement de Natanz et de Fordo, qui ont été frappées en 2025.
Téhéran, qui appelle régulièrement à la destruction d’Israël, assure que son programme nucléaire relève exclusivement de fins civiles. Le pays a toutefois enrichi de l’uranium jusqu’à un niveau proche de celui requis pour la fabrication d’armes, un niveau qui n’a aucune application pacifique.
la Communauté du Times of Israël !







