Selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, « est en excellente santé ». Il « contrôle la situation et exerce ses fonctions ».
« Lui seul décide du moment où il souhaite s’adresser au peuple via des messages télévisés ou des apparitions publiques », a indiqué Araghchi à Al-Araby Al-Jadeed.
Vendredi, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que Khamenei était « blessé et probablement défiguré ». Aucune image du nouveau dirigeant n’a en effet été diffusée depuis la frappe israélienne qui a coûté la vie à son père et à l’essentiel de sa famille, notamment son épouse, au début de la guerre. Sa première intervention publique a été diffusée jeudi, sous la forme d’un communiqué lu par une présentatrice de télévision.
Araghchi a par ailleurs insisté sur le fait que l’Iran n’acceptera pas de cesser les combats tant qu’il n’aura pas reçu de garanties d’une cessation des attaques à son encontre et qu’il n’aura pas obtenu de réparations.
Le détroit d’Ormuz reste ouvert, a-t-il ajouté, excepté pour « les États-Unis et leurs alliés ».
Pour justifier les centaines de frappes menées par l’Iran contre ses voisins de la région du golfe Persique et au-delà, Araghchi a assuré que seules les bases américaines situées dans ces pays étaient visées.
« Nous n’avons jamais attaqué de cibles résidentielles ou civiles », a-t-il assuré. « Certaines zones résidentielles ont peut-être subi des dommages collatéraux, ce qui est normal dans toute guerre. »
L’Iran a lancé des drones et des missiles contre des infrastructures civiles aux Émirats arabes unis et dans d’autres pays alliés des États-Unis, ciblant notamment l’aéroport de Dubaï, plusieurs hôtels emblématiques et le centre financier.
La république islamique s’est par ailleurs vantée d’avoir visé les succursales de la Citibank à Manama et à Dubaï, en représailles à une frappe américaine qui a touché une banque iranienne à Téhéran utilisée pour rémunérer les forces de sécurité du pays.
Araghchi rejette également la responsabilité des frappes contre des États arabes sur les États-Unis et Israël, alléguant que l’Iran a « récemment reçu des informations selon lesquelles les États-Unis et Israël lancent également des attaques depuis des emplacements spécifiques vers des pays arabes ».