Saar dément les infos faisant état de pourparlers imminents entre Israël et le Liban
Selon le ministre des Affaires étrangères, Beyrouth doit d’abord agir contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah
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Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a démenti dimanche les informations selon lesquelles Israël et le Liban s’apprêteraient à tenir des pourparlers directs dans les prochains jours, alors que les combats contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah font rage. Il s’est adressé aux médias étrangers depuis le site d’un impact de missile iranien dans la ville bédouine de Zarzir, au nord du pays.
Interrogé par un journaliste de Reuters pour savoir s’il pouvait confirmer les informations selon lesquelles Beyrouth et Jérusalem devraient discuter d’un accord sur la lutte contre le Hezbollah et d’une éventuelle coopération plus large, Saar a répondu : « Non. »
« Si le gouvernement libanais et l’armée libanais veulent changer quelque chose, ils devraient agir pour mettre fin aux attaques menées par le Hezbollah depuis le territoire libanais », a précisé le ministre.
« Jusqu’à présent, ils n’ont rien fait de significatif pour mettre fin [aux attaques du Hezbollah] », a-t-il affirmé, ajoutant que depuis le cessez-le-feu négocié par les États-Unis en novembre 2024 avec le groupe terroriste soutenu par la République islamique d’Iran, « le Liban n’a pas vraiment fait ce qu’il aurait dû faire pour démanteler le Hezbollah, et nous en voyons aujourd’hui les résultats ».
« Nous attendons également d’eux qu’ils prennent des mesures sérieuses pour mettre fin aux tirs sur Israël. C’est la chose la plus pragmatique à faire pour l’instant. »
« Nous sommes tous en faveur de la paix et de la normalisation à l’avenir, y compris avec le Liban. Je pense que le problème au Liban, c’est le Hezbollah. Nous n’avons pas de différends majeurs avec l’État libanais. Nous avons quelques différends frontaliers mineurs qui peuvent être résolus assez facilement. Mais le problème, c’est le Hezbollah », a ajouté Saar.
Dimanche matin, la radio de l’armée, Galei Tsahal, a rapporté que l’ancien ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, s’était récemment rendu en Arabie saoudite pour discuter avec de hauts responsables saoudiens d’une initiative visant à organiser d’éventuelles négociations directes avec le gouvernement libanais.
Saar a également démenti les récentes informations selon lesquelles Israël aurait informé les États-Unis qu’il était à court de missiles intercepteurs. Interrogé par le même journaliste pour confirmer ces informations, Saar a répondu : « La réponse est non », sans donner plus de détails.
Samedi, le site d’information Semafor avait rapporté qu’Israël était « à court » d’intercepteurs de défense aérienne.
Dimanche matin, l’armée israélienne, Tsahal, a déclaré être « préparée et prête à faire face à tout scénario », tout en refusant de commenter officiellement la question des munitions spécifiques.
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