Abbas dit à l’ONU que l’AP a « mené à bien » les réformes qu’elle s’était engagée à faire
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

NEW YORK — Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, affirme que celle-ci a « mené à bien » les réformes qu’elle s’était engagée à mettre en œuvre voici un an.
« Nous avons mené à bien le programme national de réformes que nous nous étions engagés à réaliser devant notre peuple et la communauté internationale, notamment en renforçant la gouvernance institutionnelle, les finances publiques, la transparence, la responsabilité, la lutte contre la corruption et l’État de droit », a affirmé Abbas devant l’Assemblée générale des Nations unies, dans un discours filmé, les États-Unis lui ayant refusé un visa.
Abbas a notamment souligné la réforme de son système d’aide sociale controversé, surnommé « pay-to-slay » (« payer pour tuer ») par ses détracteurs, puisqu’il garantissait le versement d’une allocation aux familles des auteurs d’attentats tués et des prisonniers palestiniens détenus pour des atteintes à la sécurité, en fonction de la durée de leur peine – une pratique qualifiée de « récompense du terrorisme » par ses critiques. L’Autorité palestinienne a supprimé ce système au profit d’un autre, strictement fondé sur les besoins, mais Israël et les États-Unis affirment que les versements aux terroristes se sont poursuivis.
Abbas a également évoqué la réforme du système éducatif menée par l’Autorité palestinienne, qui a consisté notamment à élaborer des programmes scolaires en coopération avec l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Un responsable de l’Autorité palestinienne a indiqué au Times of Israel que Ramallah n’avait pas été en mesure d’imprimer la plupart des nouveaux manuels scolaires en raison de la crise financière provoquée par Jérusalem, mais que les versions numériques de ces manuels avaient été mises à jour en ligne.
Abbas a abordé le sujet des élections législatives à venir, qui devraient avoir lieu le 28 novembre, et qui seront suivies d’élections présidentielles. Il n’a toutefois pas précisé de date pour ces dernières.
Aucun de ces deux scrutins n’a eu lieu depuis deux décennies.
Abbas a en outre parlé de la retenue par Israël de plus de 6 milliards de dollars de recettes fiscales palestiniennes, que Jérusalem perçoit pour le compte de Ramallah et qu’il est censé transférer chaque mois à l’Autorité palestinienne.
Ces recettes constituent la majeure partie du budget de l’Autorité palestinienne. Le refus d’Israël d’effectuer ces versements depuis plus d’un an a empêché Ramallah de payer les salaires de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires, et a considérablement affecté les services de base que l’AP est en mesure de fournir aux Palestiniens.
Auparavant, Israël ne retenait qu’une partie des recettes fiscales, correspondant à ce qu’il estimait être les sommes versées par l’Autorité palestinienne aux prisonniers détenus pour des atteintes à la sécurité et aux familles des auteurs d’attentats tués.
Mais depuis le printemps 2025, le ministre des Finances d’extrême droite Bezalel Smotrich, qui demande l’effondrement de l’Autorité palestinienne, refuse de valider le moindre de ces virements mensuels.
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