Au Maroc, un parti centriste en tête des élections législatives ; les islamistes progressent
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Selon les premiers résultats disponibles, c’est le parti libéral-centriste fondé par un conseiller du roi du Maroc qui est arrivé en tête des élections législatives, grâce au soutien de dernière minute apporté par l’homme à qui l’on a attribué e mérite d’avoir mené l’équipe nationale de football à la reconnaissance mondiale.
Ce scrutin ne devrait pas modifier fondamentalement l’équilibre politique de ce pays, une monarchie constitutionnelle dans laquelle le roi conserve des pouvoirs étendus en matière de politique étrangère, de défense et d’autres domaines clés.
Le nouveau parlement définira toutefois la composition du gouvernement qui sera chargé de superviser les dernières étapes d’un programme de 20 milliards de dollars visant à préparer la Coupe du monde 2030, que le Maroc co-organisera avec le Portugal et l’Espagne.
Il devra également mettre en œuvre des politiques économiques destinées à répondre au mécontentement général des jeunes – un problème qui a été mis en évidence par l’afflux massif de migrants vers l’enclave espagnole de Ceuta cet été ainsi que par les manifestations meurtrières menées par la génération Z l’année dernière.
Le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) – deuxième plus grand parti de la coalition sortante – s’est hissé à la première place, fort du recrutement de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de football et deux fois responsable du budget de l’État, qui a rejoint le parti quelques semaines avant le scrutin.
Lekjaa est désormais considéré comme un candidat potentiel de poids au poste de Premier ministre. Ce dernier est en effet désigné par le roi parmi les membres du parti vainqueur.
Le PAM, créé en 2008 par un conseiller du roi, s’est depuis positionné comme un contrepoids au parti islamiste Justice et Développement (PJD) en prônant la modernisation sociale et des opinions plutôt laïques.
Le Rassemblement national des indépendants (RNI), partenaire de coalition du parti au sein du gouvernement actuel, a perdu sa position de leader. Il est arrivé en deuxième position lors du scrutin, d’après les résultats provisoires.
Le PAM a remporté 97 sièges au sein du parlement, qui en compte 395, contre 87 lors du dernier scrutin en 2021. Il devance ainsi le RNI, qui a obtenu 66 sièges. Le Parti de l’Istiqlal, nationaliste et conservateur, a décroché 65 sièges, selon les résultats.
Le PJD islamiste a rebondi avec 54 sièges, contre seulement 13 lors des élections précédentes, porté par le retour de l’ancien Premier ministre Abdelilah Benkirane. L’un de ses candidats élus, a fait savoir Ynet, est Aziz Hanawi, un militant anti-israélien qui s’oppose à l’établissement de relations diplomatiques entre le Maroc et Israël. Il a déjà été photographié se tenant debout sur le drapeau israélien, selon ce média.
Ce parti islamiste a dirigé le gouvernement du Maroc durant deux mandats de cinq ans suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2011, dans le sillage des manifestations du « Printemps arabe ». Il a toutefois essuyé une lourde défaite aux dernières élections.
Les trois partis de gauche se sont partagé une part plus modeste des sièges.
la Communauté du Times of Israël !







