Des membres de l’État-major interarmées US mis en cause pour les fuites concernant une pénurie de munitions
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Une cinquantaine de membres de l’État-major interarmées de l’armée américaine ont été soumis à un test au détecteur de mensonge dans le cadre d’une mesure exceptionnelle en lien avec des soupçons de fuites vers des journalistes – notamment concernant la potentielle pénurie de munitions essentielles provoquée par la guerre contre l’Iran, a signalé le New York Times.
Le journal, qui a cité des responsables, a noté que des officiers et des employés civils ont été interrogés, au mois d’août, pour savoir s’ils avaient divulgué des informations classifiées à des journalistes.
Selon l’article, entre 1 500 et 2 000 personnes travaillent pour l’État-major interarmées, « qui coordonne les opérations, la politique et les plans de guerre avec les commandants de forces à travers le monde ».
« Je n’ai jamais vu le détecteur de mensonges utilisé à une telle échelle ni à un tel niveau hiérarchique », a confié au journal le contre-amiral Donald J. Guter, ancien juge-avocat général de la Marine à la retraite. « D’après moi, c’est sans précédent ».
CNN a rapporté le mois dernier que l’armée américaine avait utilisé près de 80 % de ses intercepteurs du système de défense antimissile balistique THAAD et environ 50 % de ses intercepteurs Patriot, ce qui a réduit les stocks de ces munitions à un niveau « dangereusement bas ». D’autres médias ont également fait état de ces pénuries.
Dans une déclaration faite au Times, le Pentagone a fait savoir qu’il « ne commente pas les questions internes relatives au personnel ou aux enquêtes, mais prend très au sérieux toute fuite d’informations classifiées relevant de la sécurité nationale et mène les enquêtes qui s’imposent ».
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