Israël interdit l’entrée à Gaza à certains travailleurs humanitaires
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Israël a indiqué avoir interdit l’entrée à Gaza au personnel médical et humanitaire étrangers dont les organisations ont reçu l’ordre de cesser leurs activités – à moins qu’elles acceptent d’enregistrer les coordonnées de leurs employés auprès des autorités israéliennes et qu’elles se conforment à d’autres nouvelles règles.
Craignant une nouvelle crise humanitaire si les services médicaux et humanitaires ne pouvaient plus accéder à l’enclave ravagée par la guerre, certaines des 37 ONG internationales qui avaient reçu l’ordre de cesser leurs activités envisagent dorénavant de transmettre les noms de leurs employés aux autorités israéliennes, ont confié deux sources humanitaires à l’agence Reuters.
Trois de ces organisations humanitaires ont dit que leurs employés étrangers ont été informés par les autorités israéliennes, cette semaine, qu’ils ne pourraient pas entrer à Gaza.
Le ministère israélien de la Diaspora, qui gère les processus d’enregistrement, a affirmé que ces mesures visaient à empêcher le détournement de l’aide par des groupes terroristes palestiniens. Les organisations à but non-lucratif estiment que le partage d’informations sur leur personnel présente un risque trop important, soulignant que des centaines de travailleurs humanitaires ont été tués ou blessés pendant la guerre à Gaza, et que certains d’entre eux avaient des liens avec le Hamas.
Le ministère de la Diaspora a noté que, si les ONG avaient obtenu un délai de 60 jours pour conclure leurs opérations, « l’entrée de personnel étranger à Gaza n’est pas autorisée ». Il a précisé que les employés en provenance de l’international des « organisations agréées », dont les Nations unies, pouvaient continuer à travailler comme d’habitude.
Trois ONG internationales de premier plan – Médecins Sans Frontières (MSF), Médecins du Monde-Suisse et le Conseil danois pour les réfugiés – ont affirmé que leurs employés n’avaient pas pu entrer au sein de l’enclave côtière, cette semaine. Depuis le début de la guerre, ils avaient, de manière générale, été autorisés à entrer et à sortir de Gaza.
« Si nous n’avons personne à un poste de premier plan – comme celui de coordinateur d’urgence chargé des opérations – nous devons soit compenser, soit accepter des manques » dans les services d’assistance, a expliqué Anna Halford, coordinatrice d’urgence à Gaza pour MSF.
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