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Le père d’un bébé palestinien tué affirme que le soldat qui a tiré a bien vu la famille dans sa voiture

Fahd Abou Haikal, 41 ans, montre une photo de son fils Sam, âgé de sept mois et tué par balle, dans un hôpital d’Hébron le 6 juin 2026, au lendemain de la mort du petit garçon, abattu par l’armée israélienne dans cette ville du sud de la Cisjordanie. (Crédit: AP Photo/Mahmoud Illean)
Fahd Abou Haikal, 41 ans, montre une photo de son fils Sam, âgé de sept mois et tué par balle, dans un hôpital d’Hébron le 6 juin 2026, au lendemain de la mort du petit garçon, abattu par l’armée israélienne dans cette ville du sud de la Cisjordanie. (Crédit: AP Photo/Mahmoud Illean)

Fahd Abou Haikal, dont le fils Sam, âgé de seulement sept mois, a été abattu par l’armée israélienne à Hébron hier, a raconté à Haaretz que la voiture de la famille palestinienne s’était complètement arrêtée avant qu’un soldat qui se tenait alors à environ dix mètres du véhicule ne tire le coup de feu mortel.

Les coups de feu ont eu lieu vers 19 h 30, en plein jour, et le soldat « m’a vu, il a vu ma femme et les enfants », a affirmé Abou Haikal. « On ne peut pas dire qu’il n’ait pas vu qu’il s’agissait d’une famille ».

Vendredi, l’armée israélienne a déclaré que les soldats avaient ouvert le feu sur le véhicule après avoir « eu le sentiment » qu’elle accélérait dans leur direction. Une première enquête a révélé que les personnes blessées étaient des « civils non impliqués », a noté Tsahal, qui a ajouté qu’elle souhaitait « exprimer sa profonde tristesse » et et qu’une enquête a été ouverte par les autorités compétentes sur l’incident.

Abou Haikal et sa femme ont été légèrement blessés lors des tirs. Leur autre fils, âgé de 11 ans, et la mère d’Abou Haikal se trouvaient également dans la voiture, mais ils n’auraient pas été touchés.

S’adressant à Haaretz, Abou Haikal a dit que les soldats avaient ouvert le feu « sans avertissement » après qu’il a immobilisé complètement le véhicule sur leurs ordres.

Les soldats patrouillaient dans la rue, mais ils n’avaient pas mis en place de barrage routier visible, a-t-il ajouté.

Il a exigé que « s’il leur reste un tant soit peu de conscience, de loi ou de moralité », le soldat qui a tué son fils soit traduit en justice.

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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