Le Premier ministre libanais estime qu’il est prématuré d’évoquer des rencontres de haut-rang avec Israël
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Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a indiqué qu’il était prématuré d’évoquer une quelconque rencontre de haut niveau entre le Liban et Israël – des propos qui soulignent qu’il y a finalement peu de chances qu’une telle réunion ait lieu prochainement, contrairement à ce qu’espérait le président américain Donald Trump.
Dans des propos qui ont été rapportés par l’Agence nationale d’information (NNA), au Liban, Salam a expiqué que la consolidation d’un cessez-le-feu constituerait la base de tout nouveau cycle de négociations susceptible d’être mené par des émissaires des gouvernements libanais et israélien à Washington.
Les hostilités entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran, ont continué dans le sud du Liban malgré un cessez-le-feu conclu entre Jérusalem et Beyrouth. Négocié par les États-Unis, sa conclusion avait été annoncée le 16 avril.
Depuis que le Hezbollah a déclenché la guerre en attaquant l’État juif en signe de soutien à l’Iran, le 2 mars, le gouvernement libanais dirigé par Salam et par le président Joseph Aoun a engagé les contacts au plus haut niveau entre Beyrouth et Israël depuis des décennies, reflétant les profondes divisions entre le groupe terroriste chiite et ses opposants libanais.
Washington a accueilli le mois dernier deux réunions entre les ambassadeurs israélien et libanais aux États-Unis. Le Hezbollah s’est opposé avec fermeté à ces contacts.
Annonçant une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu, le 23 avril dernier, Trump avait expliqué qu’il se réjouissait d’accueillir le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Aoun dans un avenir proche, et qu’il voyait « une grande chance » que les pays parviennent à un accord de paix cette année.
Salam a affirmé que le Liban ne cherchait pas à « normaliser ses relations avec Israël, mais plutôt à instaurer la paix ».
Les circonstances actuelles « ne sont pas propices à des discussions sur des réunions de haut niveau », a-t-il ajouté, selon la NNA.
« Notre exigence minimale est un calendrier pour le retrait d’Israël », a-t-il continué, ajoutant que le gouvernement va encore développer son plan visant à placer les armes sous le contrôle de l’État – une initiative qui est destinée à garantir le désarmement du Hezbollah.
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