L’offre du Liban d’entamer des pourparlers directs avec Israël reste lettre morte – Sources
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Israël a rejeté l’offre de pourparlers directs qui a été formulée par le Liban, la jugeant insuffisante et tardive de la part d’un gouvernement qui partage son objectif de désarmement du Hezbollah, mais qui ne peut agir contre ce groupe libanais lourdement armé sans risquer une guerre civile.
Le président libanais Joseph Aoun a exprimé cette semaine la volonté de l’État d’entamer des négociations directes avec Israël, cherchant à mettre fin au conflit qui a éclaté le 2 mars lorsque le Hezbollah est entré dans la guerre régionale pour soutenir son protecteur, l’Iran.
Deux sources proches d’Aoun ont expliqué qu’il a commencé à nommer une délégation de négociation et que, lors de certaines réunions privées, il est allé jusqu’à dire qu’il était prêt à s’engager sur la voie de la normalisation des relations.
« Tout est sur la table », a confié à Reuters une troisième source, interrogée sur la question de la normalisation.
La position adoptée par l’État libanais reflète une opposition interne sans précédent au statut du Hezbollah en tant que groupe armé : le gouvernement a interdit, la semaine dernière, au groupe terroriste de mener des activités militaires.
Mais alors que le Hezbollah dispose toujours d’un arsenal puissant et qu’il bénéficie du soutien d’une partie importante de la communauté chiite libanaise, l’application de cette décision est plus facile à dire qu’à faire pour un État libanais fragile qui traverse actuellement l’une de ses périodes les plus précaires depuis la guerre civile de 1975-1990.
Vendredi, Aoun a déclaré au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qu’il n’avait pas reçu de réponse à sa proposition, selon un communiqué de la présidence.
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