Préférant les ruines au coronavirus, des déplacés syriens rentrent chez eux
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Aucun cas de la maladie Covid-19 n’a été officiellement recensé dans la province d’Idleb et ses environs, ultime grand bastion jihadiste et rebelle qui compte quelque trois millions d’habitants. Mais les ONG craignent une catastrophe humanitaire si le virus venait à se propager dans cette région, surtout dans les camps surpeuplés où les familles vivent dans un dénuement total, avec un accès limité aux soins et à l’eau potable.
Début mars, alors que l’épidémie de Covid-19 se propageait à travers le monde et que l’offensive du régime s’est calmée à la faveur d’une trêve négociée par Moscou et Ankara, des centaines de familles en ont profité pour revenir à Ariha (nord-ouest de la Syrie).
Damas semble pour l’instant focalisée sur la lutte contre l’épidémie, qui a officiellement affecté 29 personnes et entraîné deux décès dans les territoires sous son contrôle.
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