Une cérémonie israélo-palestinienne pour Yom HaZikaron se déroule malgré les menaces de l’extrême droite visant les participants
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La 21e cérémonie alternative israélo-palestinienne organisée à Jaffa pour marquer Yom HaZikaron a débuté. Conduite en hébreu et en arabe, elle rassemble des Israéliens et des Palestiniens qui ont perdu des proches lors du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, durant la guerre à Gaza et au cours des violences incessantes commises par les partisans du mouvement pro-implantations en Cisjordanie.
Cette cérémonie, qui se tient chaque année depuis vingt ans, se déroule parallèlement aux cérémonies officielles israéliennes qui célèbrent Yom HaZikaron, la Journée du Souvenir dédiée aux soldats tombés au combat et aux victimes du terrorisme. Elle est organisée par le groupe de gauche « Combattants pour la paix » et par le « Parents Circle – Families Forum », une organisation communautaire regroupant des Israéliens et des Palestiniens endeuillés qui ont perdu des membres de leur famille dans le conflit.
Les Palestiniens ont participé à une cérémonie parallèle organisée dans la ville de Jéricho, en Cisjordanie, faute de pouvoir se rendre à Jaffa, les autorités israéliennes leur ayant refusé les permis d’entrée.
Le lieu exact de la cérémonie à Jaffa n’a pas été divulgué à l’avance aux participants pour des raisons de sécurité, en particulier après qu’une foule d’extrême droite a attaqué, l’année dernière, une synagogue de Raanana qui retransmettait l’événement. La foule a jeté des pierres, crié des slogans racistes, craché sur les participants et contraint la police à évacuer les lieux.
Parmi les intervenants se trouve Liora Eylon, survivante du massacre du 7-Octobre au kibboutz Kfar Aza. Son fils Tal commandait l’équipe d’intervention d’urgence du kibboutz.
« Je suis ici aujourd’hui parce que ce lieu est synonyme d’espoir. C’est un lieu qui me donne la force de croire qu’un jour, nous parviendrons à dialoguer et que tout cela prendra fin », déclare-t-elle.
Dans une vidéo préenregistrée, Kholoud Hushiah, de Jénine, évoque la perte de son fils, Mohammed, mort sous les tirs de l’armée israélienne en 2023. C’est ce qui l’a poussée à rejoindre le Parents’ Circle.
« Malgré toutes ces souffrances, je me tiens ici aujourd’hui pour le dire : nous avons choisi la voie de la paix, malgré tous les sacrifices, car nous avons la conviction que le sang appelle le sang, et que la mort et la perte ne nous permettront jamais, ni à nous ni à nos enfants, de vivre en paix », affirme Hushiah.
Nahil Jamil Hanouna, une photographe de Gaza dont les frères et sœurs ainsi que la famille élargie ont péri pendant la guerre à Gaza, s’exprime dans une vidéo préenregistrée : « Nous, les Palestiniens, nous sommes des êtres humains comme tout le monde. Nous voulons vivre librement et en paix. Nous avons été créés pour construire ce monde, pas pour le détruire. »
la Communauté du Times of Israël !







