Une Palestinienne qui signalait les violences commises par des extrémistes juifs à son domicile placée en garde à vue
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Selon un article qui a été publié par le journal Haaretz, les autorités israéliennes ont placé en garde à vue une Palestinienne depuis près d’une semaine après qu’elle a porté plainte auprès de la police, dénonçant les partisans du mouvement pro-implantations qui, semble-t-il, auraient incendié son domicile.
La femme a été mise en examen devant un tribunal militaire pour fausse plainte et pour atteinte à la sécurité régionale. La police a dit que le sinistre survenu dans le hameau de Khillet al-Farra, au sud de la Cisjordanie, a en réalité été causé par un problème électrique.
Quelques heures après l’incendie, qui s’était déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi, la femme avait expliqué aux médias palestiniens qu’elle s’était réveillée au milieu de la nuit en entendant des bruits provenant d’hommes masqués à l’extérieur qui parlaient en hébreu. Elle avait ajouté les avoir vus en train de verser un liquide inflammable dans la maison et y mettre le feu.
Un groupe WhatsApp d’extrémistes juifs – qui partagent des vidéos de leurs attaques contre des Palestiniens – avait diffusé une vidéo de l’incident plus tard dans la journée avant de la supprimer peu après.
Lorsqu’elle s’était rendue jeudi au commissariat de police le plus proche pour porter plainte, les autorités avaient décidé de la placer en garde à vue, selon Haaretz.
Hier, lors d’une audience qui a été consacrée à son placement en détention provisoire, la police n’a pas présenté au tribunal le rapport final qui a été établi par les pompiers sur les conclusions de leur enquête concernant l’incendie.
Un communiqué de la police qui avait été diffusé quelques heures après le feu, qui était survenu dans la nuit de mercredi à jeudi, affirmait que ce dernier n’avait pas été causé par des extrémistes juifs. Mais un représentant de la police présent à l’audience a reconnu que l’affaire faisait toujours l’objet d’investigations et que l’hypothèse d’un incendie criminel n’avait pas encore été écartée.
Pour justifier l’accusation portée contre cette femme pour atteinte présumée à la sécurité régionale, le représentant de la police a affirmé que la diffusion de fausses informations pouvait conduire à des actes de vengeance contre des Israéliens.
Malgré les apparentes incohérences dans le récit de la police, le tribunal a ordonné la prolongation de la détention provisoire de cette femme de quatre jours supplémentaires.
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