M6 s’excuse après avoir qualifié « d’otages » des prisonniers palestiniens dans le 19.45
Une infographie diffusée lors du journal télévisé du 28 octobre a provoqué une vive polémique en assimilant les prisonniers palestiniens détenus en Israël à des otages
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Lors de l’édition du 19.45 diffusée le 28 octobre sur M6, consacrée notamment à la situation à Gaza, une infographie montrée à l’écran a suscité de nombreuses réactions. Elle indiquait que les accords en discussion prévoyaient « le retour des otages dans les deux camps ». Or, si des otages israéliens sont effectivement retenus par le Hamas, les personnes susceptibles d’être libérées en Israël sont des prisonniers palestiniens, incarcérés après des condamnations judiciaires. Elles ne sont donc pas considérées comme des otages, au sens strict du terme.
Alertée rapidement, la chaîne a tenu à corriger l’erreur dès le 12.45 du lendemain. « Hier, dans le 19.45, nous avons désigné, par erreur, dans une infographie, les prisonniers palestiniens détenus en Israël sous le terme d’“otages”. C’est évidemment une erreur », a déclaré à l’antenne la présentatrice Nathalie Renoux. Elle a ajouté : « La rédaction de M6 tient à présenter ses excuses. Nous sommes très vigilants à maintenir un traitement équilibré et juste des faits rapportés dans nos journaux. »
L’incident n’est pas passé inaperçu dans la sphère politique. Sur Instagram, le sénateur Roger Karoutchi a réagi vivement. « Otages ? Vous avez dit otages ? Le journal parle d’un échange entre les otages israéliens vivants ou morts détenus par le Hamas et les prisonniers palestiniens en Israël, en qualifiant ces derniers d’“otages”. Non, M6. Israël est un État démocratique, un État de droit, où il n’y a pas d’otages mais des prisonniers condamnés. La banalisation dévoyée du terme est scandaleuse. »
Il poursuit : « Imagine-t-on l’Algérie ou l’Iran demander d’échanger les otages français qu’ils détiennent contre des ‘otages’ qui seraient détenus dans des prisons françaises ? Des excuses ou des sanctions. Et l’Arcom doit se saisir de tous les dérapages. »
La question reste désormais de savoir si l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique décidera d’ouvrir un examen du dossier, dans un contexte où le traitement médiatique du conflit est particulièrement scruté.
la Communauté du Times of Israël !







