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Manifestation à Paris pour la libération d’un médecin du Hamas détenu par Israël

L'urgentiste Patrick Pelloux a émis le souhait de "faire du Dr. Abu Safiya un Français, lui donner la nationalité"

De gauche à droite : Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan, sur une capture d'écran non datée tirée d'une vidéo de Democracy Now publiée sur YouTube le 14 janvier 2025 (capture d'écran de Democracy Now/YouTube) ; une photo de 2016 récemment remise au goût du jour montre Abu Safiya portant un uniforme du Hamas aux côtés d'autres officiers supérieurs du groupe terroriste. (Crédit: Services médicaux – Bande de Gaza)
De gauche à droite : Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan, sur une capture d'écran non datée tirée d'une vidéo de Democracy Now publiée sur YouTube le 14 janvier 2025 (capture d'écran de Democracy Now/YouTube) ; une photo de 2016 récemment remise au goût du jour montre Abu Safiya portant un uniforme du Hamas aux côtés d'autres officiers supérieurs du groupe terroriste. (Crédit: Services médicaux – Bande de Gaza)

Une cinquantaine de personnes, dont des médecins, des syndicalistes et des activistes pro-palestiniens, se sont rassemblées jeudi à Paris, devant le ministère des Affaires étrangères, pour réclamer la libération d’un pédiatre gazaoui et membre actif du Hamas détenu par Israël, dont la vie est, selon eux, « menacée », a constaté une journaliste de l’AFP. Des affirmations démenties par Israël.

Les autorités israéliennes affirment, « sur la base de renseignements concrets », qu’Abu Safiya « dirigeait l’hôpital Kamal Adwan et le faisait fonctionner comme un centre terroriste du Hamas ». Selon elles, il aurait utilisé ses fonctions pour détourner des ressources humanitaires destinées aux civils à des fins terroristes et aurait facilité des activités du Hamas contre les forces israéliennes lors des opérations de Tsahal dans la bande de Gaza, constituant ainsi « une menace directe pour la sécurité d’Israël ».

Safiya, 52 ans, s’est fait connaître en témoignant sur les réseaux sociaux du sort réservé aux malades, aux blessés et aux déplacés au sein de son hôpital situé dans le nord de la bande de Gaza.

« Libérez le Dr. Abu Safiya« , ont crié les participants, parmi lesquels l’urgentiste Patrick Pelloux et le député LFI Jérôme Legavre.

Venus à l’appel du Syndicat national des médecins hospitaliers Force ouvrière (SNMH-FO) et du Syndicat national des pédiatres hospitaliers (SNPEH), certains portaient des keffiehs ou agitaient des drapeaux palestiniens.

Safiya, « arrêté pour avoir refusé de quitter son hôpital » en pleine guerre, « c’est un symbole de la résistance du peuple palestinien », a commenté auprès de l’AFP l’anesthésiste-réanimateur Cyrille Venet, ancien secrétaire général du SNMH-FO.

Sa libération est réclamée par plusieurs institutions internationales, dont l’OMS.

« Il y a 10-15 jours, M. Safiya a vu son avocat et lui a dit ‘je sens que je vais mourir' », a repris Venet, en précisant que, toujours selon son avocat, « il est très affaibli ».

Les manifestants réclament, selon lui, « l’envoi d’une délégation médicale, tamponnée par le Quai d’orsay comme non-militante », pour vérifier « son état de santé » et éviter « que sa détention arbitraire ne se transforme en condamnation à mort ».

Israël affirme que la « détention légale » d’Abu Safiya « fait l’objet d’un examen administratif régulier et d’un contrôle judiciaire ». La Cour suprême est d’ailleurs intervenue dans ce dossier, le mois dernier. La déclaration faite par Israël a précisé également qu’ « aucun élément n’a été trouvé pour étayer les allégations concernant son état ». Abu Safiya a été examiné à plusieurs reprises par des professionnels de santé, précise le communiqué. « Il reste sous surveillance médicale constante et reçoit un traitement conforme aux recommandations professionnelles du personnel médical », ajoute le communiqué.

Patrick Pelloux a émis le souhait de « faire du Dr. Abu Safiya un Français, lui donner la nationalité ».

Safiya a reçu la citoyenneté d’honneur de la mairie de Lyon, suscitant une polémique.

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