Mansour Abbas : Bennett, Eisenkot et Liberman sont tous aptes à être Premier ministre
Le chef du parti Raam se dit aussi confiant quant à ses chances de parvenir à un accord avec les candidats du bloc d’opposition sioniste en vue de rejoindre une future coalition
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Selon Mansour Abbas, député et président du parti Raam, les chefs de l’opposition Naftali Bennett, Gadi Eisenkot et Avigdor Liberman sont tous trois des candidats valables au poste de Premier ministre. Il se dit également confiant quant à ses chances de parvenir à un accord avec eux en vue de rejoindre une future coalition.
« À mon avis, tous trois sont dignes de ce poste et possèdent l’expérience nécessaire pour diriger le prochain gouvernement », a déclaré Abbas à la presse à l’approche d’une réunion de son groupe parlementaire. Il a toutefois refusé de se prononcer en faveur d’un candidat en particulier.
« J’ai travaillé avec les dirigeants des partis d’opposition. Ce sont des personnes responsables, dotées d’un sens des institutions, qui savent comment faire équipe », a ajouté Abbas, avant de conclure : « À terme, nous parviendrons à un accord. »
Ces déclarations d’Abbas interviennent au moment où les trois figures de l’opposition ont pris leurs distances avec le parti islamiste à majorité arabe d’Abbas. Bennett et Liberman ont en effet exclu tout partenariat avec le Raam ; Eisenkot, quant à lui, a indiqué qu’il ne considérait pas ce parti comme un partenaire de coalition viable.
Par ailleurs, selon les sondages d’opinion, le bloc d’opposition sioniste, qui est composé de la liste BeYahad de Bennett et du chef de l’opposition Yair Lapid, du parti Yisrael Beytenu de Liberman et du parti Yashar d’Eisenkot, se heurterait à des difficultés pour former une coalition sans le parti Raam.
Raam, lorsqu’il a intégré le gouvernement Bennett-Lapid en 2021, est devenu le premier parti à majorité arabe depuis des décennies à rejoindre une coalition gouvernementale. Une initiative qu’Abbas a saluée comme « un modèle qui peut être développé, amélioré et perfectionné ».
Évoquant les efforts actuellement déployés pour unir les quatre partis à majorité arabe dans la perspective des prochaines élections, Abbas a fait savoir que les négociations se poursuivaient, reconnaissant toutefois qu’il subsistait « de nombreuses questions sur lesquelles aucun accord n’a encore été trouvé ».
En janvier, le parti islamiste Raam, le Hadash à majorité communiste, le Taal laïc et le Balad nationaliste ont signé un accord prévoyant d’étudier l’éventualité d’une candidature commune, dans un contexte de pression publique visant à réunifier le bloc politique arabe divisé, comme ils l’avaient fait en 2015, et à renforcer son influence. Mais plus de quatre mois plus tard, les progrès concrets restent limités.
D’après Abbas, le principal point d’achoppement reste son exigence que toute liste commune ne soit qu’une alliance technique, vouée à disparaître après les élections. Il souhaite ainsi préserver la capacité de son parti à rejoindre de manière indépendante une future coalition.
« Nous voulons apporter des solutions concrètes aux citoyens arabes. Nous ne pouvons donc pas nous engager dans une politique qui nous exclurait de toute collaboration avec les partis sionistes », a-t-il souligné.
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