Merz appelle l’Autorité palestinienne à des réformes, peu avant sa première visite en Israël
Dimanche matin, M. Merz évoquera avec Benjamin Netanyahu les efforts pour aboutir à une deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, près de deux mois après son entrée en vigueur
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Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé samedi, peu avant d’entamer sa première visite en Israël, le président palestinien Mahmoud Abbas à mettre en oeuvre des « réformes urgemment nécessaires » pour pouvoir « jouer un rôle constructif » dans la bande de Gaza après la guerre.
Dans la conversation téléphonique qu’il a eue avec M. Abbas, M. Merz a parallèlement dénoncé « l’augmentation massive de la violence des colons contre les civils palestiniens » en Cisjordanie occupée, a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand Stefan Kornelius.
Il a par ailleurs salué « l’attitude coopérative » de l’Autorité palestinienne vis-à-vis du plan de paix de Donald Trump et réitéré le soutien de Berlin à une solution à deux Etats, selon la même source.
Lors d’une brève escale samedi à Aqaba, en Jordanie, le dirigeant allemand s’est entretenu avec le roi Abdallah II. M. Merz a appelé à ce que plus d’aide humanitaire soit acheminée à Gaza et à ce que les combattants du Hamas déposent les armes.
La Jordanie et l’Allemagne sont toutes deux attachées à une solution négociée à deux Etats, a-t-il ajouté. « Il ne peut y avoir de place pour le terrorisme et l’antisémitisme dans cet avenir commun », a-t-il ajouté.
Le chancelier doit ensuite s’envoler vers Israël, où il passera une soirée et une journée à Jérusalem, un déplacement qui donne l’occasion à Berlin de consolider ses relations privilégiées avec ce pays, malgré les récentes prises de distance en réaction à l’offensive dans la bande de Gaza ou aux violences en Cisjordanie.
Relation germano-israélienne « intacte »
Dimanche matin, M. Merz évoquera avec Benjamin Netanyahu les efforts pour aboutir à une deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, près de deux mois après son entrée en vigueur.
Un événement notable vu l’isolement international du Premier ministre israélien, conséquence des deux ans d’offensive israélienne dans ce territoire palestinien.
« La relation germano-israélienne est intacte, étroite, empreinte de confiance », a affirmé vendredi Sebastian Hille, un porte-parole du chancelier.
En raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, l’Allemagne est l’un des plus grands soutiens d’Israël. Dimanche, M. Merz doit aussi aller au mémorial Yad Vashem pour honorer la mémoire des victimes juives des nazis.
Mais, ces derniers mois, le ton de Berlin à l’égard d’Israël s’est durci à mesure que la situation humanitaire dans la bande de Gaza se détériorait de manière dramatique.
En août, M. Merz avait provoqué un petit séisme politique en décrétant un embargo partiel sur les exportations d’armes de son pays vers Israël, face à l’intensification des opérations israéliennes dans ce territoire palestinien.
La trêve dans la bande de Gaza a permis à l’Allemagne de lever cette sanction fin novembre.
L' »importance particulière » des relations entre l’Allemagne et Israël « n’exclut pas de pouvoir également critiquer certains aspects » de la politique de M. Netanyahu, a souligné le porte-parole de M. Merz.
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste très fragile, les deux camps s’accusant de façon quasi-quotidienne de le violer, ce qui augure mal de la réalisation du plan du président américain pour mettre fin à la guerre.
« Grandes attentes »
La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Et la situation reste explosive dans l’autre territoire palestinien, la Cisjordanie.
Sur un tout autre terrain, la décision d’inclure Israël dans la prochaine édition de l’Eurovision, prise jeudi, a été chaleureusement accueillie en Allemagne, alors qu’elle a entraîné un boycott de la part d’autres pays.
Immédiatement après sa victoire aux législatives, fin février, Friedrich Merz avait assuré que Benjamin Netanyahu pourrait effectuer un déplacement en Allemagne malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerres et contre l’humanité dans la bande de Gaza.
Mais ce n’est « pas un sujet pour le moment », a récemment souligné la chancellerie.
Désormais, Benjamin Netanyahu a de « grandes attentes » et espère un « signal de soutien continu » de Berlin, a dit à l’AFP Michael Rimmel, le directeur à Jérusalem de la Fondation Konrad-Adenauer, étroitement affiliée aux chrétiens-démocrates (CDU) de M. Merz.
Et ce même si les appels sans effet de Berlin ces derniers mois contrastent avec la « plus grande influence » de Donald Trump, note-t-il.
la Communauté du Times of Israël !







