Municipales : Glucksmann fustige les alliances du PS et des écologistes avec LFI
Des candidats socialistes se sont alliés à LFI à Toulouse, Nantes, Limoges ou Clermont-Ferrand alors que les écologistes ont fait de même à Lyon ou Strasbourg
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Raphaël Glucksmann (Place publique) a vivement critiqué mardi « la manière de faire de la politique » et « le manque de clarté » du PS et des écologistes qui ont conclu des alliances avec LFI dans certaines villes pour battre la droite au second tour des municipales, estimant que ces fusions ne sont ni « éthiquement justes » ni « électoralement payantes ».
« C’est une différence de perception sur la nature de la rupture qui est la nôtre avec La France insoumise. Ce n’est pas juste des désaccords (avec LFI), ce n’est plus la même famille », a déclaré M. Glucksmann sur franceinfo à propos notamment des justifications avancées par le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui veut faire la distinction entre Jean-Luc Mélenchon et les candidats locaux Insoumis.
« C’est aussi une affaire de clarté. On ne peut pas dire, il y a quinze jours, que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites et ensuite constituer avec lui et son parti des ‘pseudo fronts antifascistes’ (NDLR: expression utilisée par LFI) pour lutter contre la droite ou le centre droit », a-t-il ajouté.
« Qui pense sincèrement qu’il y a une menace fasciste sur la ville de Toulouse ? Dans une période troublée où l’extrême droite menace réellement de s’emparer du pays dans un an, on ne peut pas jouer avec ces mots-là », a-t-il dénoncé.
« C’est quand c’est difficile et quand ça requiert des sacrifices qu’il faut avoir une colonne vertébrale et montrer que nous sommes assez forts pour risquer des pertes afin de pouvoir défendre nos principes », a ajouté le leader du parti Place publique en confirmant le retrait de ses candidats « sur toutes les listes qui font la fusion ».
Les candidats socialistes se sont alliés à LFI à Toulouse, Nantes, Limoges ou Clermont-Ferrand alors que les écologistes ont fait de même à Lyon ou Strasbourg. En revanche, les têtes de liste socialistes ont refusé des alliances à Paris, Marseille ou Rennes.
L’eurodéputé s’est ainsi félicité des candidats « qui font le choix de la clarté et qui doivent gagner dimanche ».
« Je serai un militant de base pendant une semaine pour faire en sorte que Monsieur Payan gagne à Marseille, que Madame Appéré gagne à Rennes, que Monsieur Grégoire gagne à Paris, que Monsieur Guihard (membre de Place publique) gagne à Saint-Brieuc, que Monsieur Delafosse gagne à Montpellier et que nous puissions montrer que c’est dans la clarté qu’on construit nos victoires », a-t-il assuré.
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