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Analyse

Netanyahu dénonçait autrefois les « divergences » avec Washington – mais il tolère dorénavant les critiques de Trump

La Maison Blanche exprime ouvertement sa frustration à l'égard d'Israël et semble influencer ses actions de manière beaucoup plus forte que ne le faisait l'administration Biden, sans rencontrer d'opposition de la part de Jérusalem

Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se serrant la main à l'issue d'une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, à Washington, le 29 septembre 2025. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se serrant la main à l'issue d'une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, à Washington, le 29 septembre 2025. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/AFP)

WASHINGTON (JTA) – Lorsque Benjamin Netanyahu avait rencontré Donald Trump, au mois de février dernier – c’était la première rencontre du Premier ministre israélien avec le président dans le cadre de son deuxième mandat – il avait clairement indiqué qu’il espérait que les jours de « divergence » entre les deux pays étaient bel et bien révolus.

« Quand Israël et les États-Unis ne travaillent pas de concert, cela entraîne des problèmes », avait alors commenté Netanyahu. « Et quand les autres parties constatent qu’il y a des désaccords entre nous – cela a parfois été le cas ces dernières années, et c’est un euphémisme – cela rend les choses plus difficiles ».

Des propos qui visaient le président américain Joe Biden et les divergences entre le démocrate et le Premier ministre israélien concernant la gestion de la guerre menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Depuis lors, Trump et ses proches ont exprimé leur frustration à l’égard d’Israël dans des termes bien plus directs et bien plus cinglants que tous ceux qui avaient pu être utilisés par Biden.

Ils ont également pesé de tout leur poids pour influencer les agissements et les déclarations des responsables israéliens, bien plus que Biden n’avait jamais tenté de le faire.

« Franchement, je trouve déconcertant qu’il continue à s’en tirer ainsi, » s’exclame Halie Soifer, PDG du Jewish Democratic Council of America.

La présidente du Conseil démocratique juif d’Amérique, Halie Soifer, présente la vice-présidente américaine Kamala Harris, non photographiée, au Conseil démocratique juif d’Amérique à Washington, le 24 mai 2023. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Soifer fait remarquer qu’il n’y a eu pratiquement pas de réaction lorsque Trump a pris des mesures qui portaient atteinte à Israël – notamment lorsqu’il a négocié son propre accord avec les Houthis au Yémen, accord qui permettait à la milice de continuer à attaquer les navires israéliens tout en autorisant le passage des bateaux américains, ou lorsqu’il s’est rendu au Qatar – un pays qui soutient le Hamas – mais pas en Israël, lors d’un déplacement au Moyen-Orient qui avait eu lieu au début de l’année.

Elle estime que ce qui est frappant chez Trump, ce n’est pas nécessairement les résultats qu’il parvient à obtenir – mais cette idée sous-jacente qu’il faut lui obéir, quoi qu’il arrive.

« En fait, il a poussé Netanyahu assez loin et il a utilisé un langage assez dur – ce qui n’est pas entièrement une mauvaise chose mais dans une certaine mesure, il a quand même menacé ou il a laissé entendre qu’il pourrait bien proférer des menaces. Ce que j’ai envie de dire, c’est que ce serait une façon de s’exprimer tout à fait inacceptable pour un Démocrate et ce, indépendamment des circonstances », dit-elle.

Elle donne un exemple : « Il a insisté sur le fait qu’Israël ne devait pas annexer la Cisjordanie. Ce n’est pas que je sois en désaccord avec ce positionnement, mais il a précisé que si une telle chose devait se produire, Israël perdrait alors ‘tout le soutien des États-Unis’. »

Le président américain Joe Biden avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 25 juillet 2024. (Crédit : Susan Walsh/AP)

En effet, Netanyahu et ses partisans ont initié des rébellions et ils ont obtenu des concessions pour des atteintes bien moins importantes à son autorité. Pourtant, le Premier ministre qui, il y a un peu plus d’un an, utilisait des vidéos sur les réseaux sociaux pour critiquer Biden, se payant le luxe de fustiger le président américain lors d’un discours prononcé devant le Congrès des États-Unis, a étonnamment gardé le silence face aux attaques brutales et parfois vulgaires dont il a fait l’objet de la part de Trump et de ses principaux adjoints, et il continue de faire l’éloge de Trump avec effusion.

Les conservateurs pro-israéliens qui critiquaient la manière dont l’administration Biden traitait Israël affirment que la différence réside dans le fait que « l’amour vache » de Trump ne lésine pas sur la composante positive de ce genre de relation : Netanyahu est capable d’accepter les critiques parce qu’il sait qu’elles s’accompagnent d’avantages.

Au mois de juin, les États-Unis ont ainsi rejoint Israël dans sa brève guerre contre l’Iran – c’était le premier rôle offensif des États-Unis dans une action militaire israélienne dans toute l’Histoire des relations entre les deux pays. Biden avait fourni à Israël un soutien logistique dans les conflits avec l’Iran qui avaient été déclenchés par la guerre contre le Hamas – une organisation terroriste alliée depuis des décennies à l’Iran – mais il n’y avait pas directement impliqué l’armée américaine.

« Le crédit dont bénéficie désormais cette administration auprès du gouvernement israélien est énorme », s’exclame Jonathan Schanzer, vice-président de la Fondation pour la défense des démocraties. « C’est incroyable de constater tout ce qui se peut se passer quand on bombarde le programme nucléaire iranien, combien cela peut vous rapporter en termes de bonne volonté ».

Jonathan Schanzer, vice-président senior de la Fondation pour la défense des démocraties, témoigne lors d’une audition de la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants sur la santé mondiale, les droits de l’homme dans le monde et les organisations internationales, le 8 novembre 2023 à Washington, DC (Crédit : Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Michael Makovsky, qui est le président du Jewish Institute for National Security of America, un groupe qui milite en faveur d’une alliance militaire solide entre les États-Unis et Israël, dit que les Républicains sont plus susceptibles d’obtenir des concessions de la part d’Israël dans la mesure où ils sont devenus le bastion du soutien à Israël aux États-Unis, les Démocrates étant de plus en plus déçus par ce pays.

« Il est plus difficile pour Netanyahu de s’opposer à un président Républicain pro-israélien, mais surtout à Trump, qui lui en tiendrait certainement rigueur », note-t-il.

Le vice-président américain JD Vance, qui a pris la parole devant des étudiants cette semaine, a encore mis en exergue le dilemme auquel sont confrontés Netanyahu et les voix pro-israéliennes – insistant sur le fait qu’il ne considérait pas le soutien américain à Israël comme sacro-saint et notant que Trump prenait ses propres décisions en ce qui concerne Israël.

« Quand les gens disent qu’Israël manipule ou contrôle d’une manière ou d’une autre le président des États-Unis, les Israéliens ne manipulent ni ne contrôlent ce président des États-Unis », a-t-il affirmé.

Le vice-président JD Vance s’exprime lors d’un événement organisé dans le cadre de la tournée universitaire « This Is the Turning Point » à l’université du Mississippi, à Oxford, dans le Mississippi, le 29 octobre 2025. (Crédit : Gerald Herbert/AP)

Joel Rubin, ancien sous-secrétaire d’État adjoint au sein de l’administration Obama, dit que Netanyahu se trouve dans une impasse dans la mesure où les Républicains qui siègent au Congrès et qui, dans toute autre circonstance, s’opposeraient à un président qui critique Israël ont peur de Trump.

« Ils sont prêts à se plier à sa volonté si c’est ce qu’il souhaite », explique Rubin. « Ils pourraient même essayer de faire leur travail de lobbying en faveur d’Israël en coulisses ».

Les démocrates, qui se sont brouillés avec Netanyahu en raison des tensions qui ont marqué les relations entre Israël et les États-Unis sous les présidences d’Obama et de Biden, ne vont pas combler ce vide, ajoute Rubin, qui était responsable des relations avec la communauté juive pendant la campagne présidentielle menée par le sénateur du Vermont Bernie Sanders, un critique virulent d’Israël, en 2020.

« Les démocrates veulent-ils contester le fait que Trump semble agir comme s’il était le Premier ministre d’Israël, ou sont-ils plutôt d’accord avec certaines choses qu’il a pu faire ? », s’interroge-t-il.

Pendant la guerre contre l’Iran, au mois de juin dernier, Trump avait dit aux journalistes, devant la Maison Blanche, qu’Israël et l’Iran « ne savent pas ce qu’ils foutent ». La semaine dernière seulement, Vance a qualifié la Knesset de « stupide » pour avoir voté en faveur de l’annexion de la Cisjordanie, et Steve Witkoff, le principal envoyé de Trump au Moyen-Orient, a déclaré que l’administration s’était sentie « trahie » par l’attaque menée par Israël contre des cibles du Hamas, au Qatar.

De la fumée s’élève après une explosion causée par une frappe israélienne contre des dirigeants du Hamas, à Doha, au Qatar, le 9 septembre 2025. (Crédit : UGC via AP)

Des propos qui ont à peine entraîné un gémissement du côté israélien – en fort contraste avec les longues semaines douloureuses qui avaient suivi les confidences d’un fonctionnaire de la Maison Blanche qui, à l’ère d’Obama, avait qualifié Netanyahu, sous couvert d’anonymat, de « poule mouillée » pour avoir tergiversé sur la paix et sur la meilleure façon d’affronter l’Iran, en 2014. La crise diplomatique qui s’était alors déclarée s’était terminée sur les excuses qui avaient été présentées par la Maison Blanche et par le secrétaire d’État de l’époque, John Kerry, au Premier ministre israélien.

Trump, de son côté, est connu non seulement pour ne pas présenter d’excuses, mais aussi pour se débarrasser de tous ceux qui travaillent pour lui et qui ont le malheur de le faire. Il n’a d’ailleurs pas besoin de présenter des excuses : Netanyahu encaisse les coups, tant qu’ils viennent de Trump et de ses acolytes. En accueillant Vance la semaine dernière, Netanyahu a expliqué que l’alliance israélo-américaine était « sans égale » au cours de ce second mandat de Trump.

En fait, lorsque d’éventuelles excuses sont présentées dans le cadre des relations entre les États-Unis et Israël, force est de reconnaître qu’elles proviennent du côté israélien. Lors d’une réunion à la Maison Blanche le mois dernier, Trump a fait en sorte que Netanyahu fasse part au Premier ministre du Qatar de ses regrets pour l’attaque qui avait pris pour cible Doha.

Le président américain Donald Trump (à droite) organise un appel téléphonique entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani (non photographié), depuis le Bureau ovale, à Washington, DC, le 29 septembre 2025. (Maison Blanche)

Le ministre des Finances d’extrême droite de Netanyahu, Bezalel Smotrich, s’est excusé à la télévision pour avoir conseillé à l’Arabie saoudite de « continuer à monter des chameaux dans le désert » si le royaume devait conditionner un accord de paix à la création d’un État palestinien. Des paroles qui avaient provoqué l’ire de l’administration Trump, qui tente d’intégrer les Saoudiens dans les accords d’Abraham, les accords de normalisation qui avaient été négociés par Trump à la fin de son premier mandat, en 2020.

Netanyahu s’est empressé de minimiser l’importance du vote portant sur l’annexion de la Cisjordanie à la Knesset pendant la visite de Vance, après que Vance a qualifié cette initiative de « coup politique vraiment stupide et que je considère personnellement comme une insulte ».

Ce vote a été, dixit Netanyahu, « une provocation politique délibérée de l’opposition qui a visé à semer la discorde pendant la visite du vice-président JD Vance en Israël ».

Une réaction qui a fortement contrasté avec la dernière fois où la droite israélienne avait fait un pied de nez à un dirigeant américain en visite, lorsque Biden s’était rendu en Israël en 2010 pour souligner l’amitié entre les États-Unis et Israël – et qu’Israël avait annoncé son intention de construire dans une partie contestée de Jérusalem.

Vue de la zone du projet E1 prévu entre Jérusalem et Maale Adumim, vue le 21 août 2025. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Biden et la secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, avaient réprimandé Netanyahu, mais en privé et non sur le tarmac de l’aéroport Ben Gurion, comme l’a fait Vance. Netanyahu avait alors déployé ses diplomates et ses défenseurs aux États-Unis, qui n’avaient pas manqué de dénoncer une réaction américaine excessive.

Trump est épargné parce qu’il dorénavant fait partie de la famille, surtout maintenant qu’il a négocié la libération des 20 derniers otages qui étaient détenus par le Hamas, dit Schanzer.

« Quand vous entretenez une relation étroite avec un ami, vous pouvez vous permettre de vous moquer de lui, vous pouvez critiquer quelqu’un que vous aimez, que vous connaissez et en qui vous avez confiance », indique Schanzer. Trump dispose d’une marge de manœuvre avec les Israéliens parce qu’il a réussi à ramener les otages, fait-il remarquer.

« La droite et la gauche israéliennes ne parviennent pas à s’entendre sur la couleur du houmous en ce moment, mais elles s’accordent toutes à dire que Donald Trump a fait énormément de bien au pays », précise-t-il. « Les familles des otages adorent Trump, Witkoff et Kushner ».

L’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff (au centre), s’exprime sur la place des Otages à Tel Aviv, accompagné de Jared Kushner (à gauche) et d’Ivanka Trump, le 11 octobre 2025. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

Biden estimait qu’il entretenait des liens étroits avec l’État juif et il avait de la réticence, en réalité, à exercer des pressions sur le pays dans le cadre de sa riposte contre le Hamas – le Hamas qui avait massacré plus de 1 200 personnes sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, lors du pogrom qui avait été à l’origine de la guerre. Le président avait été critiqué par les Démocrates pour ne pas avoir suffisamment utilisé l’aide américaine pour contenir Israël.

Makovsky, de la JINSA, fait remarquer que Trump associe systématiquement les contraintes qu’il impose à Israël à des avertissements qui laissent entendre qu’il est prêt à donner libre cours à la puissance israélienne si ses ennemis ne reculent pas.

« L’une des choses les plus importantes qu’il ait dites ici, c’est que si le Hamas n’accepte pas cet accord ou qu’il ne le respecte pas, il soutiendra Israël pour que le pays fasse tout ce qu’il a à faire », dit Makovsky, faisant référence au cessez-le-feu qui a été négocié par Trump dans le cadre de la guerre à Gaza.

Lorsque Netanyahu a exprimé son mécontentement face aux tensions entre Israël et la faction de l’administration Trump dirigée par Vance, une faction qui cherche à réduire les alliances militaires américaines, y compris avec Israël, cela s’est fait par le biais de fuites.

L’émission satirique israélienne « Eretz Nehederet » a remarqué la différence entre l’approche qui était celle de Netanyahu face à Biden et la manière dont il gère sa relation avec Trump. Elle a présenté, la semaine dernière, un Netanyahu suppliant Trump, qui paraissait sous les traits d’un empereur romain. Netanyahu dansait dans ce sketch, chantant : « Donald Trump est l’empereur ! »

« Si vous voulez des excuses pour le Qatar, vous les aurez ! », scandait-il.

Le plaidoyer en faveur d’une « absence de divergences » entre Israël et les États-Unis remonte à plusieurs décennies et il était devenu un enjeu dès la première année du mandat d’Obama, lorsque les responsables juifs avaient imploré le nouveau président de faire ses critiques en privé, comme c’était habituel au sein des administrations américaines.

Une campagne de la Coalition juive républicaine (RJC) en faveur de Trump, l’année dernière, avait mis l’accent sur « l’absence de divergences ». Le groupe n’avait pas répondu à une demande de commentaire pour les besoins de cet article au moment de sa rédaction.

Certains conservateurs pro-israéliens se méfient de ce qu’ils considèrent comme une prise de distance vis-à-vis d’Israël chez les Républicains – même s’ils prennent grand soin de ne pas blâmer Trump pour cet éloignement. Mark Levin, le commentateur juif de Fox News, a critiqué, le mois dernier, les membres de la Maison Blanche qui ont reproché à Netanyahu de s’être frotté à des conservateurs comme Tucker Carlson, qui sont critiques à l’égard d’Israël.

« Ils sapent l’autorité du président », a dit Levin en évoquant les responsables qui avaient fait état aux médias de leurs critiques à l’égard de Netanyahu. « Ils ont lancé une campagne de propagande. Ils ne disent pas un mot sur les groupes terroristes ou sur les États terroristes. Ils ne parlent que d’Israël et de Netanyahu. C’est un scandale ».

Le président américain Donald Trump (au centre) rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 4 février 2025, à Washington, en présence du vice-président JD Vance. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Pourtant, des fissures apparaissent dans cette relation, et certains de ses partisans sont des conservateurs juifs qui, jusqu’à présent, comptaient parmi les défenseurs les plus virulents d’Israël.

Des personnalités telles que Yoram Hazony, un philosophe israélo-américain proche de Vance, ne critiquent pas Netanyahu, mais ils n’hésitent pas à s’attaquer aux députés israéliens qui mettent en péril les relations naissantes entre Israël et les pays arabes.

« Le président Trump, le vice-président Vance et Netanyahu lui-même ont tout à fait raison de considérer que ce comportement du parlement israélien est irresponsable, insultant et lassant, et ils ont tout à fait raison de le dire en termes forts, de manière à ce que les Saoudiens n’annulent pas tout simplement l’accord, qu’ils ne se retirent pas », a déclaré Hazony, la semaine dernière.

Joel Pollak, rédacteur en chef du site d’information Breitbart, favorable à Trump, a écrit dans un éditorial que le rôle de Trump était de protéger Netanyahu alors que le Premier ministre lutte actuellement pour contenir l’extrême droite.

« Si Israël ne parvient pas à arrêter ses fanatiques – certains, parmi eux, considèrent l’État israélien comme étant illégitime – il ne survivra pas », a écrit Pollak. « Pourtant, les responsables israéliens, y compris Netanyahu, ont du mal à maîtriser cette frange extrémiste, notamment parce que la menace existentielle qui est posée par le terrorisme a rendu l’application de la loi intérieure politiquement délicate ».

Trump, a ajouté Pollak, « dit clairement que céder à la frange extrémiste aura un coût diplomatique élevé ».

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