Netanyahu rencontre la famille de Haymanut Kasau disparue depuis près de deux ans
"Nous la ramènerons à la maison", a assuré le Premier ministre à la famille de cette jeune Israélo-Éthiopienne alors âgée de 9 ans, portée disparue
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Lundi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré la famille de Haymanut Kasau, une jeune Israélienne d’origine éthiopienne alors âgée de 9 ans, portée disparue il y a près de deux ans, dont le sort a suscité une grande attention publique, a indiqué son bureau.
Lors de cette rencontre, Netanyahu s’est engagé à s’impliquer « personnellement » dans cette affaire.
« Nous la ramènerons à la maison », leur a-t-il déclaré.
Kasau a été vue pour la dernière fois en février 2024 dans un centre d’intégration pour nouveaux immigrants dans la ville de Safed, dans le nord du pays, où elle vivait avec sa famille à l’époque.
Son dossier a récemment été transféré à l’unité anti-corruption de la police, Lahav 433, après une avancée qui s’est avérée fausse.
En décembre, la police a arrêté un homme soupçonné d’avoir tenté d’enlever une autre jeune Éthiopienne chez elle, à Beer Sheva. La jeune fille et sa famille vivaient dans le même centre d’intégration que Kasau ; la police a brièvement pensé que le suspect pouvait être lié à sa disparition, mais cette hypothèse a été écartée.
Le 1er décembre, lors d’une réunion parlementaire consacrée à cette affaire, la famille a demandé au Shin Bet, l’Agence de la sécurité intérieure, de prendre la suite de l’enquête et de qualifier sa disparition d’enlèvement.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a annoncé le même jour qu’il allait demander au Shin Bet d’envisager de répondre à cette demande, qui donnerait plus de moyens pour la retrouver.
« Je n’en peux plus des paroles, il est possible que la police a fait beaucoup de recherches mais le résultat est qu’il n’y a pas le moindre indice indiquant où est ma fille », avait déclaré devant des députés le père de la fillette, Tafsaï Kasau.
« La police a fait tout ce qu’elle pouvait », lui a assuré le commissaire divisionnaire Avi Ayache : « En 26 ans d’ancienneté, je n’ai jamais autant vu d’actions entreprises pour retrouver une personne disparue. »
Les trois députés d’origine éthiopienne siégeant au Parlement ont à plusieurs reprises accusé les autorités de ne pas en avoir fait assez pour résoudre cette affaire.
Racisme et discriminations
« Je ne sais pas si c’est à cause de la couleur de notre peau mais nous voulons comprendre pourquoi nous n’avons toujours pas de réponses », a déclaré en novembre une tante de la fillette, interrogée par le site d’information Ynet.
La famille a aussi demandé que la photo de la petite soit diffusée dans tout le pays « comme l’ont été les photos des otages à Gaza ».
La presse locale et les réseaux sociaux évoquent d’autres disparitions inquiétantes dans la région de Safed, qualifiée parfois de « triangle des Bermudes israélien ».
L’unité cynophile de la police a annoncé en novembre reprendre ses recherches dans cette zone pour retrouver la petite Haymanut mais aussi trois hommes et un adolescent disparus au cours des huit dernières années.
Descendant de communautés restées coupées des autres juifs pendant des siècles et reconnues tardivement par le rabbinat d’Israël, 80 000 Ethiopiens, se désignant comme « Beta Israel » (« Maison d’Israël »), sont arrivés dans le pays en 1984 et 1991, via deux ponts aériens organisés par les autorités israéliennes.
La communauté juive éthiopienne compte environ 177 000 membres en Israël, dont près de 84 000 nés dans le pays, selon la dernière estimation officielle disponible.
Ces dernières années, ils ont organisé une série de manifestations pour dénoncer le racisme et les discriminations auxquels ils disent être exposés.
la Communauté du Times of Israël !







