Nouvelle-Zélande: le Premier ministre accuse Netanyahu d’avoir « perdu la tête »
Christopher Luxon a affirmé que son homologue israélien "est allé beaucoup trop loin", deux jours après que Wellington a annoncé envisager de reconnaître un Etat palestinien d'ici septembre
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Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a affirmé mercredi que son homologue israélien Benjamin Netanyahu avait « perdu la tête », deux jours après que Wellington a annoncé envisager de reconnaître un Etat palestinien d’ici septembre.
« Netanyahu est allé beaucoup trop loin. Je pense qu’il a perdu la tête », a déclaré le dirigeant de centre droit, qualifiant d' »effroyable » la situation dans le territoire palestinien.
« Il n’écoute pas la communauté internationale et c’est inacceptable », a-t-il ajouté.
La Nouvelle-Zélande avait annoncé lundi réfléchir d’ici à septembre à reconnaître un Etat palestinien.
Fin juillet, l’Australie et 14 autres pays occidentaux, parmi lesquels la France et la Canada, avaient « invité » la communauté internationale à reconnaître un Etat de Palestine.
Le chef de la diplomatie de Wellington, Winston Peters, avait déclaré avoir « l’intention d’évaluer la question (de la reconnaissance de l’Etat de Palestine, ndlr) et d’agir en vertu des principes, des valeurs et des intérêts nationaux de la Nouvelle-Zélande ».
Le ministre a indiqué qu’une décision serait annoncée à l’ONU en septembre, mentionnant « la catastrophe humanitaire » en cours à Gaza.
Avant la session parlementaire de mercredi, un petit nombre de manifestants se sont rassemblés devant les bâtiments du Parlement, frappant sur des casseroles et des poêles. Selon le média local Stuff, les manifestants scandaient « les députés doivent faire preuve de courage et reconnaître la Palestine ».
À l’intérieur, la députée écologiste Chloe Swarbrick a été expulsée de la salle des débats pour la deuxième journée consécutive après avoir refusé de s’excuser pour avoir insinué que les politiciens du gouvernement manquaient de courage en ne soutenant pas un projet de loi visant à « sanctionner Israël pour ses crimes de guerre ».
Le gouvernement a voté sa suspension après qu’elle a refusé de quitter les lieux. Elle a crié « Free Palestine » en sortant.
« Soixante-huit membres de cette Chambre ont été accusés de lâcheté », a ensuite déclaré le président de la Chambre, Gerry Brownlee. « Jamais auparavant des insultes personnelles telles que celles proférées dans un discours n’avaient été acceptées par cette Chambre, et je ne vais pas commencer à les accepter. »
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