Paris : Des centaines de personnes réunies en soutien à la contestation en Iran
Sur la place de la Bastille, environ 200 personnes - dont Yonathan Arfi - ont répondu à l'appel de plusieurs associations "pour une démocratie laïque et sociale en Iran"
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Dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont réunies lors de deux rassemblements à Paris pour soutenir le mouvement de contestation contre la République islamique qui dure depuis une semaine en Iran, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Sur la place de la Bastille, environ 200 personnes se sont réunies à l’appel de plusieurs associations (Neda d’Iran, Damavand, etc.) « pour une démocratie laïque et sociale en Iran ».
Une quinzaine d’entre elles, vêtues de noir, se sont assises en tailleur sur un grand drapeau iranien – à ne pas confondre avec celui de la République islamique – déployé au sol, reproduisant le geste devenu viral d’un homme qui s’était interposé devant des policiers à moto, au milieu d’une rue de Téhéran, au début de la contestation. Ce geste avait été comparé à la photo emblématique de la place Tiananmen en 1989.
Initialement lié au coût de la vie, ce mouvement a débuté le 28 décembre dans la capitale iranienne et s’est depuis étendu avec des revendications politiques. Il a touché ou touche, à des degrés divers, une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes, et principalement situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et les médias.
« C’est un mouvement de contestation supplémentaire. À chaque nouvelle contestation, les Iraniens et Iraniennes arrachent des choses. Mouvement après mouvement, on se rapproche de la fin du régime », estime Sahar Aghakhani, traductrice franco-iranienne de 29 ans, évoquant les précédentes grandes mobilisations de 2019 et 2022.
Certaines pancartes reprenaient le slogan de 2022 « Femme, vie, liberté », d’autres clamaient « Mort au dictateur en Iran » ou « Libérez les prisonniers politiques ».
« Ça ressemble un peu au mouvement de 2019. C’est un mouvement contre l’inflation et la vie chère, amplifié par les sanctions et l’incurie du régime […] On voit que les femmes et la jeunesse sont très présentes », souligne Sepideh Farsi, une réalisatrice iranienne exilée à Paris depuis 1984.
De l’autre côté de Paris, place du Trocadéro, plusieurs centaines de personnes étaient également rassemblées, brandissant des drapeaux de la monarchie iranienne, au pouvoir jusqu’au renversement du shah en 1979, ainsi que des portraits de son fils, Reza Pahlavi.
Quelques drapeaux d’Israël et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Israéliennes, Iraniennes, sœurs de combat » étaient également visibles lors de ce rassemblement auquel a participé Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
« Le peuple d’Iran, fier et magnifique, n’a plus peur. Il va retrouver sa liberté », a lancé Francis Szpiner, sénateur de Paris, tandis que les manifestants ont notamment scandé « République islamique, assassins de nos enfants ».
Au moins douze personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées depuis le 30 décembre lors d’affrontements localisés, selon un bilan basé sur des annonces officielles.
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