UPenn dénonce l’administration Trump, qui demande une liste de ses employés juifs
L'université dénonce cette requête "inquiétante et inconstitutionnelle" de liste de noms, qu'une Commission estime nécessaire pour les besoins d'une enquête sur l'antisémitisme
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JTA — L’université de Pennsylvanie a réprimandé mardi, dans un document juridique, l’administration Trump en condamnant sa demande « inquiétante et inconstitutionnelle, » a-t-elle dit, d’une liste révélant les identités de ses employés juifs.
« Prendre pour cible des organisations et des individus dans le cadre d’une telle atteinte à la vie privée, sur la base de leur appartenance religieuse réelle ou présumée, serait profondément troublant en toutes circonstances », a écrit l’université dans un document qui a été déposé auprès du tribunal fédéral de première instance du district est de Pennsylvanie.
« C’est particulièrement effrayant au vu des persécutions qui ont souvent suivi la compilation de listes de Juifs en particulier », a-t-elle ajouté.
Une réponse de l’université qui a été approuvée dans des recours judiciaires distincts par le rabbin Rick Fox, le directeur exécutif de MEOR Penn ; par le rabbin Gabriel F. Greenberg, directeur exécutif de Penn Hillel et par le rabbin Menachem Schmidt, codirecteur exécutif du mouvement Habad au sein de l’établissement d’enseignement supérieur.
Le document qui a été soumis mardi par l’université marque le dernier épisode en date dans la bataille qui oppose actuellement l’établissement et la Commission pour l’égalité des chances dans l’emploi. La Commission avait été à l’origine du dépôt d’une plainte fédérale contre Penn, au mois de novembre dernier. Elle avait accusé l’université d’avoir, semble-t-il, refusé de se conformer à une assignation qui sommait les administrateurs du campus de fournir une liste de ses employés juifs.
« Dans un contexte d’antisémitisme en plein essor, la perspective d’une divulgation forcée et non consensuelle d’informations personnelles — une divulgation qui concerne non seulement les numéros de téléphone et les adresses courriel, mais aussi les adresses domiciliaires, susceptibles de révéler la localisation physique des individus — constitue une menace viscérale pour la sûreté et pour la sécurité des employés juifs », affirme l’université dans son dossier.
L’EEOC avait lancé ses premières investigations sur des accusations d’antisémitisme au sein de l’université au mois de décembre 2023 – le même mois où la présidente de l’époque de l’établissement d’enseignement supérieur, Liz Magill, avait démissionné après avoir été critiquée pour avoir refusé de déclarer que les appels au génocide des Juifs violaient le code de conduite du campus.
Si l’EEOC n’avait pas accusé Penn d’avoir enfreint les lois anti-discrimination, sa requête avait indiqué qu’elle serait dans l’incapacité de mener à bien son enquête sans entrer en contact avec les employés juifs pour faire le point sur la réponse apportée par l’administration de l’établissement à la problématique de l’antisémitisme.
La semaine dernière, plusieurs groupes représentant les professeurs et les étudiants juifs de Penn ont également déposé une demande pour intervenir dans l’affaire de l’EEOC, écrivant que « compiler et remettre au gouvernement des ‘listes de Juifs’ évoque une histoire terrifiante ».
L’EEOC a jusqu’au 27 janvier pour répondre à la requête de l’université.
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