Plaintes après la nomination de Yael German au poste d’envoyée en France
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Plaintes après la nomination de Yael German au poste d’envoyée en France

Le bureau du ministre des Affaires étrangères a rejeté les critiques sur le manque de maîtrise du français de l'émissaire, affirmant que c'est sa proximité avec Lapid qui compte

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Yael German, membre de la Knesset, lors d'une réunion de commission à la Knesset le 1er janvier 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Yael German, membre de la Knesset, lors d'une réunion de commission à la Knesset le 1er janvier 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Yael German, une ancienne législatrice du parti Yesh Atid dirigé par l’actuel ministre des Affaires étrangères Yair Lapid, et ancienne ministre de la Santé, sera la prochaine ambassadrice d’Israël en France.

Elle est l’une des personnalités politiques récemment nommées par Lapid, qui a également annoncé la nomination de l’ancien député Shimon Solomon au poste d’ambassadeur d’Israël en Angola.

« German et Solomon feront un travail merveilleux en représentant Israël et ses intérêts », a déclaré Lapid dans un communiqué mardi.

« Je suis ravie. Ce n’était même pas un rêve jusqu’à ce qu’ils me le proposent », a déclaré German à la radio 103FM mercredi. « Quand Lapid [me l’a annoncé], j’ai senti toute mon énergie me revenir ».

German a siégé à la Knesset de 2013 à 2020, mais a démissionné en mars 2020 en raison de problèmes de santé, notamment un accident vasculaire cérébral et un cancer. Elle a déclaré à la station de radio que son bilan de santé est désormais positif.

Elle a déclaré qu’elle avait l’intention de se concentrer sur l’amélioration de l’image que les Français ont de l’État juif en promouvant la coopération culturelle.

German a déclaré que Lapid lui avait initialement proposé le poste d’ambassadeur au Royaume-Uni, en remplacement de Tzipi Hotovely, nommée par le gouvernement précédent. Mais Hotovely, qui a signé un contrat de trois ans, a refusé d’abandonner le poste.

Selon un reportage publié jeudi sur le site d’information Ynet, la nomination de German est critiquée par certaines personnes impliquées dans les relations entre Israël et la France, y compris des membres de la communauté juive française, car la nouvelle ambassadrice ne parle pas couramment le français – une compétence considérée comme importante dans un pays connu pour son dédain de l’anglais.

Yael German à son bureau, en 2016. (Crédit : Yael German / Facebook)

Le reportage souligne qu’un non-francophone a, par exemple, beaucoup moins de chances d’être invité à des interviews à la télévision française. Le rapport indique que des dirigeants communautaires et certains législateurs français ont demandé à Lapid et au Premier ministre Naftali Bennett de nommer une personne maîtrisant la langue et connaissant la mentalité française, afin de mieux communiquer avec le public français.

En réponse à ce reportage, le bureau de Lapid a déclaré dans un communiqué que la connaissance du français n’était pas un critère pour le poste. Une source du bureau a déclaré à Ynet que la nomination avait pour but d’envoyer un message aux Français sur l’importance que Lapid attache aux liens avec le pays – puisqu’il envoyait un proche collaborateur.

« Ce qui est important, c’est que les Français sachent que Lapid a envoyé en France quelqu’un de 100 % ‘à lui’ et c’est l’importance qu’il attribue à la France et à ses liens avec Israël », a déclaré la source. « German peut prendre le téléphone et appeler directement Lapid et il lui répondra ».

Le poste d’ambassadeur d’Israël en France a été occupé par des envoyés temporaires depuis qu’Aliza Bin-Noun a quitté ses fonctions à la fin de 2019. Daniel Saada avait assuré l’intérim.

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