Tzipi Hotovely, ambassadrice d’Israël au Royaume-Uni, arrive à Londres
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Tzipi Hotovely, ambassadrice d’Israël au Royaume-Uni, arrive à Londres

L'ancienne ministre des Affaires des implantations, actuellement en quarantaine dans sa nouvelle résidence, attend la date de présentation de ses lettres de créance à la reine

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Tzipi Hotovely à son bureau à Jérusalem, le 19 février 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Tzipi Hotovely à son bureau à Jérusalem, le 19 février 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La semaine dernière, la nouvelle ambassadrice d’Israël au Royaume-Uni, Tzipi Hotovely, est arrivée à Londres avec sa famille. Actuellement en auto-quarantaine, elle attend une date pour présenter ses lettres de créance à la reine Elizabeth II avant d’assumer officiellement son nouveau poste.

« Ravie et enthousiasmée d’être ici. Fière de représenter mon pays », a-t-elle tweeté jeudi, en même temps qu’une photo d’elle-même, de son mari et de sa fille posant leurs valises dans leur nouvelle résidence londonienne.

La nomination de l’ancienne ministre des Implantations du Premier ministre Benjamin Netanyahu a été quelque peu controversée en Grande-Bretagne. Une pétition en ligne de militants juifs pro-palestiniens a demandé au gouvernement britannique de rejeter sa nomination en raison de sa politique de droite, réunissant plus de 1 800 signatures.

« Hotovely a un passé épouvantable de comportements racistes et incendiaires tout au long de sa carrière politique », peut-on lire dans la pétition. « En tant que Juifs britanniques, nous sommes clairs : les valeurs et la politique de Tzipi Hotovely n’ont pas leur place au Royaume-Uni. Il est crucial que le gouvernement britannique fasse savoir que ses opinions sont inacceptables et rejette sa nomination en tant qu’ambassadrice. »

Au regard du soutien franc de Hotovely au mouvement des implantations et au projet de Netanyahu d’annexer unilatéralement des parties de la Cisjordanie, la question s’est posée de savoir si le ministère des Affaires étrangères britannique l’accueillerait en tant qu’ambassadrice. Mais le gouvernement de Sa Majesté a accepté sa nomination lorsque Jérusalem a suspendu ses plans d’annexion dans le cadre d’un accord de paix avec les Emirats arabes unis.

L’obtention d’un accord pour la nomination d’un nouvel ambassadeur – la confirmation par le pays hôte de la présence d’un envoyé d’un autre État dans sa capitale – est généralement une formalité diplomatique mais peut s’avérer difficile pour certaines nominations politiques controversées.

En tant qu’ambassadrice d’Israël à Londres, Hotovely remplace Mark Regev, qui est depuis retourné en Israël et a repris son ancien poste de porte-parole et de conseiller médiatique de Netanyahu.

Fin août, Hotovely, qui a été ministre adjointe des Affaires étrangères entre 2015 et 2020, a participé à la réunion de Netanyahu avec le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab à Jérusalem.

Selon l’accord de coalition entre le Likud et le parti Kakhol lavan du ministre de la Défense Benny Gantz, Hotovely, qui parle couramment l’anglais, restera ambassadrice à Londres pendant toute la durée du gouvernement d’union « et ne pourra être remplacée après la mise en œuvre de l’accord de rotation », qui doit avoir lieu en novembre 2021.

Le même arrangement s’applique aux ambassadeurs en France, en Australie et aux Nations unies à New York. Jusqu’à présent, Netanyahu a nommé l’ancien ministre Gilad Erdan ambassadeur d’Israël à l’ONU, qui a également été sollicité pour remplacer Ron Dermer en tant qu’ambassadeur d’Israël aux États-Unis.

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