Deux réservistes tués dans l’explosion accidentelle d’un drone de Tsahal lors d’opérations à Gaza
Les soldats ont été identifiés comme étant le sergent-chef (de réserve) Nadav Kali, 24 ans, originaire de Har Halutz, et le sergent-chef (de réserve) Ofek Moalem, 23 ans, originaire de Jérusalem
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Deux réservistes de l’armée israélienne ont été tués dans la journée de jeudi après qu’un petit drone qu’ils pilotaient dans la bande de Gaza s’est écrasé pour une raison inconnue, explosant peu après, a annoncé Tsahal dans la matinée de vendredi.
Le sergent-chef Nadav Kali, 24 ans, originaire de Har Halutz, et le sergent-chef Ofek Moalem, 23 ans, originaire de Jérusalem, servaient tous les deux dans la réserve, au sein du 7007e bataillon de la Brigade de Jérusalem.
Selon une enquête préliminaire qui a été menée par l’armée, les deux soldats pilotaient des drones à vue subjective (FPV), appelés « Atalef » — ce qui signifie « chauve-souris » en hébreu — depuis un poste militaire situé dans la zone-tampon des militaires à Gaza, dans le nord de la bande.
Un premier drone a mené à bien la mission qui lui avait été confiée tandis qu’un second, lors de son décollage, s’est écrasé à l’intérieur du poste militaire pour une raison encore inconnue. Les soldats se sont approchés du drone accidenté quelques minutes plus tard, ils l’ont ramassé, et ce dernier a alors explosé, les blessant mortellement, selon les premiers éléments de l’enquête.
Les deux hommes ont été transportés à l’hôpital Barzilai à Ashkelon, où leur décès a été constaté.
Dans le cadre de l’enquête qui est consacrée aux causes du crash et de l’explosion, l’armée a temporairement immobilisé au sol tous les petits drones capables de transporter des charges explosives — qu’il s’agisse de drones kamikazes ou de ceux qui larguent leurs explosifs sur une cible.
Une nouvelle évaluation aura lieu dans les prochains jours.
Le chef d’état-major de Tsahal, le général de division Eyal Zamir, a ordonné la mise en place d’un groupe d’experts chargé d’enquêter sur cet accident mortel.
Cette équipe sera dirigée par un général de brigade des Forces terrestres. Elle aura pour mission « d’examiner les circonstances de l’incident afin d’empêcher que des incidents similaires ne se reproduisent à l’avenir », a indiqué l’armée.
Les forces israéliennes continuent de contrôler environ 60 % du territoire de Gaza à la suite de la guerre dévastatrice qui a ravagé l’enclave – une guerre qui avait commencé le 7 octobre 2023, lorsque le groupe terroriste du Hamas avait commis un pogrom dans le sud de l’État juif.
L’armée a poursuivi ses frappes sporadiques contre des membres d’organisations terroristes, affirmant qu’elle vise les éventuelles violations du cessez-le-feu et les tentatives de reconstruction des capacités du Hamas.
Après des mois de négociations, le Hamas a accepté, le 30 juillet, le plan de désarmement du Conseil de paix qui est placé sous la houlette des États-Unis – mais sa mise en œuvre est au point mort en raison du rejet de la proposition de la part d’Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté sur le fait que les militaires israéliens ne se retireraient qu’une fois que le Hamas aura déposé toutes ses armes, rejetant ainsi le cadre progressif et réciproque envisagé dans la proposition.
Les responsables du Conseil de paix estiment que Netanyahu refuse de coopérer à l’approche des élections israéliennes qui sont prévues le 27 octobre et ils reconnaissent que peu de progrès sont à espérer d’ici là.
La guerre entre Israël et le Hamas a fait plus de 73 400 morts à Gaza, dont plus de 1 330 depuis le cessez-le-feu qui a été conclu au mois d’octobre 2025, selon le ministère de la Santé de l’enclave qui est placé sous la direction du Hamas – même si ce bilan ne fait aucune distinction entre terroristes et civils.
L’armée israélienne, de son côté, considère que les chiffres avancés par le groupe terroriste sont globalement exacts, les responsables de Tsahal estimant que deux à trois civils ont perdu la vie dans des attaques pour chaque terroriste tué.
De son côté, les militaires affirment avoir tué plus de 24 000 hommes armés à Gaza et 1 200 autres terroristes qui se trouvaient sur le territoire israélien lors du pogrom du 7 octobre.
Israël a fait savoir que le pays cherchait à minimiser les pertes civiles, et il a souligné que le Hamas utilisait les civils, au sein de l’enclave, comme autant de boucliers humains, lançant ses attaques depuis des zones civiles – notamment depuis des habitations, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Du côté israélien, le bilan de l’offensive terrestre qui a été lancée contre le Hamas à Gaza et des opérations militaires qui ont été réalisées le long de la frontière avec la bande de Gaza s’élève à 479 morts.
Un commandant du Hamas tué, des civils israéliens tentent d’entrer à Gaza
L’armée a annoncé jeudi qu’un commandant du Hamas qui avait conservé en captivité sept otages israéliens pendant la guerre avait été tué lors d’une frappe à Gaza-City ce week-end.
Une attaque qui a coûté la vie à Mahmoud Abd al-Fattah Awad, qui, selon l’armée, avait eu la charge de Daniella Gilboa, Karina Ariev, Doron Steinbrecher, Naama Levy, Ziv Berman, Omri Miran et Eitan Mor après leur enlèvement lors du pogrom du 7 octobre. Ils avaient été détenus dans un tunnel de Gaza-City.
Ce commandant du Hamas avait récemment planifié et mené des attaques qui avaient pris pour cible des soldats et des civils israéliens, et il avait œuvré en faveur du rétablissement des capacités du Hamas en « violation du cessez-le-feu », a commenté Tsahal.
L’armée a également indiqué que les militaires avaient interpellé plusieurs civils israéliens qui ont tenté d’entrer dans la bande de Gaza.
La motivation de leur acte reste indéterminée.
Selon l’armée, les civils ont franchi une barrière de sécurité et ils sont entrés dans une zone tampon située à l’intérieur du territoire israélien, à la frontière.
Les soldats qui ont été dépêchés sur place les ont interpellés et ils les ont ramenés de l’autre côté de la barrière.
La barrière frontalière établie par l’armée israélienne a été construite à plusieurs dizaines de mètres à l’intérieur du territoire israélien. Tsahal a précisé que les civils israéliens n’étaient pas entrés dans la bande proprement dite.
« L’armée israélienne se concentre sur ses missions défensives dans la bande de Gaza et souligne que la zone adjacente à la barrière est désignée comme zone militaire fermée, dont l’accès est strictement interdit. Se rendre dans cette zone met en danger la sécurité des civils et des soldats qui mènent des opérations dans le secteur », a noté Tsahal.
Des militants du mouvement pro-implantations avaient déjà de pénétrer dans l’enclave dans le cadre d’une initiative visant à établir de nouvelles communautés juives à l’intérieur du territoire.
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