Plusieurs partenariats entre universités françaises et israéliennes non renouvelés
L'association Nidal qui coordonne des recours pour obtenir la suspension de ces partenariats a crié "victoire"
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Les universités parisiennes Sorbonne Université et Paris 1-Panthéon Sorbonne ont indiqué jeudi, sollicitées par l’AFP, qu’elles n’avaient pas renouvelé de partenariats d’échanges d’étudiants avec des universités israéliennes.
L’université Paris 1 n’a pas renouvelé son partenariat avec l’université de Tel Aviv, a déclaré la présidence de l’université.
« Il est arrivé à son terme », a déclaré la présidente Christine Neau-Leduc lors d’une conférence de presse, expliquant qu’à « chaque renouvellement, se pose la question de savoir s’il y a une activité ».
« En l’occurrence, ce n’était pas le cas, les étudiants ne pouvaient pas se rendre en Israël pour des raisons de sécurité », a-t-elle développé.
La convention n’a donc pas été renouvelée « dans l’attente d’un changement de situation et d’avoir des flux de mobilité ».
Le deuxième partenariat, conclu avec l’université hébraïque de Jérusalem, se poursuit jusqu’en 2029, a indiqué la direction, mais il n’y a pas de « mobilité sortante », c’est-à-dire d’étudiants de l’université parisienne partant en Israël, a précisé Neau-Leduc.
Une autre université parisienne, Sorbonne Université, a indiqué à l’AFP que ses deux partenariats de mobilité étudiante avec Israël ne « sont pas renouvelés », « compte tenu d'(une) faible activité ».
Les conventions de mobilité étudiante, conclues en 2021 avec les universités de Tel Aviv et de Bar-Ilan, « arrivent à échéance respectivement en septembre et novembre 2026 », a précisé le service de presse de la présidence à l’AFP.
« Sur la période 2021-2023, ces programmes ont concerné un étudiant sortant et quatre étudiants accueillis, sans aucune nouvelle mobilité depuis », a-t-elle souligné.
En mars, des associations et syndicats ont saisi la justice administrative pour obtenir la suspension de ces partenariats et de ceux d’autres universités françaises, estimant qu’ils pouvaient constituer une « violation des principes du droit international ».
Pour Thomas Nayla, de l’association Nidal qui coordonne ces recours toujours en cours, le non-renouvellement de ces conventions constitue notamment « une victoire du mouvement étudiant et universitaire qui, depuis des années, se lève et proteste malgré la répression pour que leur faculté ne soit pas complice d’universités israéliennes ».
En mars, le ministère de l’Enseignement supérieur avait affirmé : « Un établissement d’enseignement supérieur peut décider de mettre fin à un partenariat pour des motifs académiques, et non pour des raisons politiques. »
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