Près de 90 % des parents israéliens estiment que la guerre a affecté la scolarité de leurs enfants – sondage
80 % des enfants auraient été affectés émotionnellement et 74 % socialement ; 63 % des familles haredim ne constatent aucun impact ; 30 871 enseignants manquent à l’appel
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Un nouveau sondage publié lundi révèle que près de 90 % des parents israéliens estiment que la scolarité de leurs enfants a été compromise par la guerre avec l’Iran, au cours de laquelle les écoles ont été fermées pendant plus d’un mois en raison de la menace de tirs de missiles.
De plus, 77 % des élèves ayant subi des annulations de cours en raison d’un manque d’enseignants ont vu leur scolarité gravement affectée, contre 33 % de ceux qui n’ont pas connu de telles annulations, selon ce sondage (en hébreu) rapporté par le site d’information Walla.
Plus de 80 % des parents affirment que leurs enfants ont été affectés sur le plan émotionnel pendant la guerre, tandis que 74 % déclarent qu’ils ont été affectés sur le plan social.
En revanche, 63 % des familles haredim affirment que leurs enfants n’ont pas subi de préjudice social du fait de la guerre, selon Walla.
Les écoles ont reçu l’ordre de fermer au début de la guerre, le 28 février, et n’ont rouvert qu’après la fin de Pessah, en avril.
Seulement 22,4 % des personnes interrogées se sont déclarées satisfaites de la gestion du ministère de l’Éducation pendant la guerre, selon ce sondage.
Ce sondage a été réalisé par le groupe Geocartography. Walla n’a pas donné de détails sur la méthodologie utilisée.
Ces résultats interviennent dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant le système éducatif israélien, les élèves ayant été confrontés à des fermetures répétées depuis 2020 en raison de la pandémie de coronavirus et des grèves des enseignants, et plus encore depuis 2023 en raison des conflits en cours.
Le pays est également confronté à une pénurie massive de 30 871 enseignants à l’approche de l’année scolaire 2026-2027, qui doit débuter le 1ᵉʳ septembre, a rapporté dimanche The Marker, citant des données du Bureau central des statistiques (CBS).
Les résultats publiés plus tôt cette année, issus des examens passés en 2025, ont également attisé les inquiétudes quant à la qualité du système scolaire du pays.
Ils ont montré que seuls 22 % des élèves israéliens de Troisième répondaient aux exigences du programme d’anglais. Lors des épreuves dans leur langue maternelle, seuls 38 % des élèves de Troisième répondaient aux exigences, dont 19 % dans les écoles arabophones et 44 % dans les écoles israéliennes.
Selon les données rapportées par la chaîne N12 en juin, 15 jours de cours ont été perturbés dans les écoles primaires et 22 dans les établissements secondaires à travers le pays au cours de la dernière année scolaire.
Ces perturbations ont été plus importantes dans les communautés frontalières du nord, avec 36 jours de cours perturbés pour les écoles primaires et 53 pour les établissements secondaires.
Dans les communautés frontalières de Gaza, 27 jours ont été perturbés pour les écoles primaires et 40 pour les établissements secondaires.
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